<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>vatican.va</title><link>http://www.vatican.va</link><description>vatican.va</description><language>fr</language><item><title><![CDATA[Angélus, 10 novembre 2019]]></title><pubDate>Sun, 10 Nov 2019 12:00:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191110.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191110.html</guid><description><![CDATA[<!-- Mon, 11 Nov 2019 12:28:37 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS</font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><b><i><font size="4">ANG&Eacute;LUS</font></i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Place Saint-Pierre<br /> Dimanche 10 novembre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/11/10/angelus.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> </font> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, bonjour!</i></p> 
<p>La page de l’Evangile d’aujourd’hui (cf. Lc 20, 27-38) nous offre un merveilleux enseignement de J&eacute;sus sur la r&eacute;surrection des morts. J&eacute;sus est interpell&eacute; par plusieurs sadduc&eacute;ens qui ne croyaient pas en la r&eacute;surrection et qui le provoquent donc avec une question insidieuse: de qui sera l’&eacute;pouse, lors de&nbsp; la r&eacute;surrection, une femme qui a eu sept maris successifs, tous fr&egrave;res entre eux, qui sont morts l’un apr&egrave;s l’autre? J&eacute;sus ne tombe pas dans le pi&egrave;ge et r&eacute;pond que les ressuscit&eacute;s dans l’au-del&agrave; &laquo;ne prennent ni femme ni mari; aussi bien ne peuvent-ils plus mourir, car ils sont pareils aux anges, et ils sont fils de Dieu, &eacute;tant fils de la r&eacute;surrection&raquo; (vv. 35-36). C’est ainsi que r&eacute;pond J&eacute;sus.</p> 
<p>Par cette r&eacute;ponse, J&eacute;sus invite tout d’abord ses interlocuteurs — et nous aussi — &agrave; penser que cette dimension terrestre dans laquelle nous vivons maintenant n’est pas la seule dimension, mais qu’il en existe une autre, qui n’est plus sujette &agrave; la mort, dans laquelle se manifestera&nbsp; pleinement que nous sommes enfants de Dieu. Cela procure un grand r&eacute;confort et une grande esp&eacute;rance d’&eacute;couter cette parole simple et claire de J&eacute;sus sur la vie apr&egrave;s la mort; nous en avons tant besoin, surtout &agrave; notre &eacute;poque, si riche en connaissances sur l’univers, mais si pauvre en sagesse sur la vie &eacute;ternelle.</p> 
<p>Cette certitude limpide de J&eacute;sus sur la r&eacute;surrection se fonde enti&egrave;rement sur la fid&eacute;lit&eacute; de Dieu, qui est le Dieu de la vie. En effet, derri&egrave;re la question des sadduc&eacute;ens s’en&nbsp; cache une autre&nbsp; plus profonde: non seulement de qui&nbsp; sera l’&eacute;pouse&nbsp; la femme veuve de sept maris, mais de qui sera sa vie. Il s’agit d’un doute qui touche l’homme de tous les temps et nous aussi: apr&egrave;s ce p&egrave;lerinage terrestre, qu’en sera-t-il de notre vie? Appartiendra-t-elle au n&eacute;ant, &agrave; la mort?</p> 
<p>J&eacute;sus r&eacute;pond que la vie appartient &agrave; Dieu, qui nous aime et se soucie tellement de nous, qu’il lie son nom au n&ocirc;tre: il est &laquo;le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.&nbsp;&nbsp; Or il n’est pas un Dieu des morts, mais des vivants; tous en effet vivent pour lui&raquo; (vv. 37-38). La vie subsiste o&ugrave; il y a un lien, la communion, la fraternit&eacute;; et c’est une vie plus forte que la mort quand elle est construite sur de vraies relations et des liens de fid&eacute;lit&eacute;. En revanche, il n’y a pas de vie l&agrave; o&ugrave; on a la pr&eacute;tention de n’appartenir qu’&agrave; soi-m&ecirc;me et de vivre comme des &icirc;les: dans ces attitudes, la mort pr&eacute;vaut. C’est l’&eacute;go&iuml;sme. Si je vis pour moi-m&ecirc;me, je s&egrave;me la mort dans mon cœur.</p> 
<p>Que la Vierge Marie nous aide &agrave; vivre chaque jour dans la perspective de ce que nous affirmons dans la&nbsp; partie finale du credo: &laquo;J’attends la r&eacute;surrection des morts et la vie du monde &agrave; venir&raquo;. Attendre l’au-del&agrave;.</p> 
<hr color="#C0C0C0" size="1" width="75%" /> 
<p><b>&Agrave; l'issue de l'Ang&eacute;lus</b></p> 
<p>Tr&egrave;s chers fr&egrave;res et sœurs, hier &agrave; Grenade, en Espagne, a &eacute;t&eacute; proclam&eacute;e bienheureuse Maria Emilia Riquelme y Zayas, fondatrice des sœurs missionnaires du Tr&egrave;s Saint Sacrement et de Marie Immacul&eacute;e. Et aujourd’hui, &agrave; Braga, au Portugal, on c&eacute;l&egrave;bre la Messe d’action de gr&acirc;ce pour la canonisation &eacute;quipollente de saint Bartolomeo Fernandes des martyrs. La nouvelle bienheureuse fut exemplaire dans la ferveur de l’adoration eucharistique et g&eacute;n&eacute;reuse dans le service des plus n&eacute;cessiteux; alors que le nouveau saint fut un grand &eacute;vang&eacute;lisateur et pasteur de son peuple. Un applaudissement pour les deux bienheureux.</p> 
<p>&nbsp;J’adresse une pens&eacute;e sp&eacute;ciale au cher peuple du Soudan, auquel je devrais rendre visite cette ann&eacute;e [prochaine]. Avec le souvenir encore vif de la retraite spirituelle pour les autorit&eacute;s du pays, qui se s’est d&eacute;roul&eacute;e au Vatican en avril dernier, je d&eacute;sire renouveler mon invitation &agrave; tous les acteurs du processus politique national &agrave; chercher ce qui unit et &agrave; surmonter ce qui divise, dans un esprit de vrai fraternit&eacute;. Le peuple du Soudan du Sud a trop souffert ces derni&egrave;res ann&eacute;es et il attend avec une grande esp&eacute;rance un avenir meilleur, surtout la fin d&eacute;finitive des conflits et une paix durable. J’exhorte donc les responsables &agrave; poursuivre, sans se lasser, l’engagement en faveur d’un dialogue inclusif dans la recherche du consensus pour le bien du pays. J’exprime, en outre, le souhait que la communaut&eacute; internationale ne n&eacute;glige pas d’accompagner le Soudan du Sud sur le chemin de la r&eacute;conciliation nationale. Je vous invite tous &agrave; prier ensemble pour ce pays, pour lequel je nourris une affection particuli&egrave;re [Je vous salue Marie...].</p> 
<p>&nbsp; Je d&eacute;sire confier &agrave; vos pri&egrave;res &eacute;galement la situation de la bien-aim&eacute;e Bolivie, proche de ma patrie. J’invite tous les Boliviens, en particulier les acteurs politiques et sociaux, &agrave; attendre avec un esprit constructif, et sans aucune condition pr&eacute;alable, dans un climat de paix et de s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, les r&eacute;sultats du processus de r&eacute;vision des &eacute;lections, qui est actuellement en cours. Dans la paix.</p> 
<p>&nbsp;On c&eacute;l&egrave;bre aujourd’hui en Italie, la journ&eacute;e nationale d’action de gr&acirc;ce pour les fruits de la terre et du travail. Je m’associe aux &eacute;v&ecirc;ques pour rappeler le lien fort entre le pain et le travail, en souhaitant de courageuses politiques pour l’emploi qui tiennent compte de la dignit&eacute; et de la solidarit&eacute; et pr&eacute;viennent les risques de corruption. Que l’on n’exploite pas les travailleurs, qu’il y ait du travail pour tous, du vrai travail, que ce ne soit pas un travail d’esclaves.</p> 
<p>&nbsp; Je vous remercie tous, vous qui &ecirc;tes venus de Rome, d’Italie et de nombreuses r&eacute;gions du monde. Je salue les p&egrave;lerins de Haaren (Allemagne), de Darwin (Australie) et les &eacute;tudiants de Neuilly (France); ainsi que les fid&egrave;les du dioc&egrave;se de Piacenza-Bobbio, ceux de Bianz&egrave; et de Burano.</p> 
<p>&nbsp;Je souhaite &agrave; tous un bon dimanche. S’il vous pla&icirc;t n’oubliez pas de prier pour moi. Merci. Bon d&eacute;jeuner et au revoir!</p> &nbsp;]]></description></item><item><title><![CDATA[Audience générale du 6 novembre 2019]]></title><pubDate>Wed, 06 Nov 2019 09:30:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20191106_udienza-generale.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20191106_udienza-generale.html</guid><description><![CDATA[<!-- Wed, 06 Nov 2019 09:44:58 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS </font></p> 
<p align="center"><font size="4" color="#663300"><b><i>AUDIENCE G&Eacute;N&Eacute;RALE</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Place Saint Pierre<br />Mercredi 6 novembre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center"><b>[<a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/11/06/udienzagenerale.html">Multim&eacute;dia</a>]</b></p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> </font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p><b>Speaker</b> :</p> 
<p>Fr&egrave;res et sœurs, poursuivant notre &laquo; voyage &raquo; dans le livre des actes des Ap&ocirc;tres, nous rencontrons saint Paul &agrave; Ath&egrave;nes. Il veut entrer en contact avec cette ville, qui conservait encore la primaut&eacute; de la culture, et fr&eacute;quenter les personnes et les lieux les plus significatifs, rencontrant toutes sortes de gens aux cultures diverses. Il ne regarde pas Ath&egrave;nes et le monde pa&iuml;en avec hostilit&eacute;, mais avec le regard de la foi. Il cherche &agrave; annoncer J&eacute;sus-Christ aux adorateurs d’idoles non pas en les agressant mais en construisant des ponts. Dieu est d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sent. Il ne se cache pas &agrave; ceux qui le cherchent avec un cœur sinc&egrave;re, m&ecirc;me si c’est &agrave; t&acirc;tons. N’y a-t-il pas dans la ville un autel d&eacute;di&eacute; au &laquo; dieu inconnu &raquo; ? C’est cette pr&eacute;sence que l’Ap&ocirc;tre cherche &agrave; r&eacute;v&eacute;ler : &laquo; Celui que vous v&eacute;n&eacute;rez sans le conna&icirc;tre, voil&agrave; que, moi, je viens vous l’annoncer &raquo;. Cependant, la pr&eacute;dication de Paul, bien accueillie jusque-l&agrave;, rencontre un &eacute;cueil : la mort et la r&eacute;surrection du Christ qui semble &ecirc;tre une folie et provoque la d&eacute;rision. La tentative de Paul semble avoir &eacute;chou&eacute;, cependant quelques-uns adh&egrave;rent &agrave; sa parole et s’ouvrent &agrave; la foi.</p> 
<p><b>Santo-Padre</b>:</p> 
<p>Saluto cordialmente i pellegrini francofoni, in particolare i giovani della Diocesi di Parigi. Fratelli e sorelle, chiedete allo Spirito Santo di insegnarvi a costruire ponti con coloro che non credono. Possiate sapere sempre come testimoniare loro la nostra fede, volgendo su di essi uno sguardo d'amore che tocca anche i cuori pi&ugrave; induriti. Dio vi benedica!</p> 
<p><b>Speaker</b> :</p> 
<p>Je salue cordialement les personnes de langue fran&ccedil;aise, en particulier les jeunes du dioc&egrave;se de Paris. Fr&egrave;res et sœurs, demandons &agrave; l’Esprit Saint de nous apprendre &agrave; construire des ponts avec ceux qui ne croient pas. Que nous sachions toujours leur t&eacute;moigner de notre foi, en portant sur eux un regard d’amour qui touche m&ecirc;me les cœurs les plus endurcis. Que Dieu vous b&eacute;nisse !</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Chapelle papale à l'intention des cardinaux et évêques décédés au cours de l'année (4 novembre 2019)]]></title><pubDate>Mon, 04 Nov 2019 11:30:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191104_omelia-suffragio-defunti.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191104_omelia-suffragio-defunti.html</guid><description><![CDATA[<!-- Mon, 04 Nov 2019 12:28:25 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300"> <a href="http://www.vatican.va/news_services/liturgy/libretti/2019/20191104-libretto-suffragio-card-vesc-defunti.pdf">CHAPELLE PAPALE &Agrave; L'INTENTION DES CARDINAUX ET &Eacute;V&Ecirc;QUES <br />D&Eacute;C&Eacute;D&Eacute;S AU COURS DE L'ANN&Eacute;E</a></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300" size="4"><b><i>HOM&Eacute;LIE DU PAPE FRAN&Ccedil;OIS</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Basilique Saint-Pierre, Autel de la Chaire<br /> Lundi 4 novembre 2019</i></font></p> 
<p align="center"> [<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/11/4/messa-suffragio.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
<hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> 
<p> </p> 
<p>Les lectures que nous venons d’entendre nous rappellent que nous sommes venus au monde pour ressusciter : nous ne sommes pas n&eacute;s pour la mort, mais pour la r&eacute;surrection. En effet, comme l’&eacute;crit saint Paul dans la seconde lecture, d&egrave;s maintenant &laquo; nous avons notre citoyennet&eacute; dans les cieux &raquo; (<i>Ph</i> 3, 20) et, comme le dit J&eacute;sus dans l’Evangile, nous serons ressuscit&eacute;s au dernier jour (cf. <i>Jn</i> 6, 40). C’est encore la pens&eacute;e de la r&eacute;surrection qui sugg&egrave;re &agrave; Juda Maccab&eacute;es, dans la premi&egrave;re lecture, &laquo; un fort beau geste, plein de d&eacute;licatesse &raquo; (<i>2 M</i> 12, 43). Nous pouvons nous demander, nous aussi : que me sugg&egrave;re la pens&eacute;e de la r&eacute;surrection ? Comment est-ce que je r&eacute;ponds &agrave; mon appel &agrave; ressusciter ?</p> 
<p>Un premier secours nous vient de J&eacute;sus qui dit, dans l’Evangile de ce jour : &laquo; Celui qui vient &agrave; moi, je ne vais pas le jeter dehors &raquo; (<i>Jn</i> 6, 37). Voil&agrave; son invitation : “Venez &agrave; moi” (cf. <i>Mt</i> 11, 28). Aller &agrave; J&eacute;sus, le Vivant, pour nous vacciner contre la mort, contre la peur que tout finisse. Aller &agrave; J&eacute;sus : cela peut sembler une invitation spirituelle &eacute;vidente et g&eacute;n&eacute;rale. Mais essayons de la rendre concr&egrave;te, en nous posant des questions comme celles-ci : Aujourd’hui, dans les dossiers que j’ai eus en main au travail, me suis-je rapproch&eacute; du Seigneur ? En ai-je fait une occasion de dialogue avec lui ? En dans les personnes que j’ai rencontr&eacute;es, ai-je impliqu&eacute; J&eacute;sus, les ai-je conduites &agrave; lui dans la pri&egrave;re ? Ou bien ai-je tout fait en restant dans mes pens&eacute;es, me r&eacute;jouissant seulement de ce qui allait bien pour moi, et me plaignant de ce qui allait mal ? Finalement, est-ce que je vis en <i> allant vers le Seigneur</i>, ou bien tourn&eacute; vers moi-m&ecirc;me ? Quelle direction a ma route ? Est-ce que je cherche seulement &agrave; faire bonne figure, sauvegarder ma place, mes temps et mes espaces, ou bien vais-je vers le Seigneur ?</p> 
<p>La phrase de J&eacute;sus est explosive : <i>celui qui vient &agrave; moi, je ne vais pas le jeter dehors</i>. Comme pour dire qu’&ecirc;tre jet&eacute; dehors est pr&eacute;vu pour le chr&eacute;tien qui ne va pas &agrave; lui. Pour celui qui croit il n’y a pas de moyen terme : on ne peut pas appartenir &agrave; J&eacute;sus et se renfermer sur soi-m&ecirc;me. Celui qui appartient &agrave; J&eacute;sus vit en sortie vers lui.</p> 
<p>Toute la vie est une sortie : du sein maternel pour venir &agrave; la lumi&egrave;re, de l’enfance pour entrer dans l’adolescence, de l’adolescence dans la vie adulte, et ainsi de suite, jusqu’&agrave; la sortie de ce monde. Aujourd’hui, alors que nous prions pour nos fr&egrave;res Cardinaux et Ev&ecirc;ques qui sont sortis de cette vie pour aller &agrave; la rencontre du Ressuscit&eacute;, nous ne pouvons pas oublier la sortie la plus importante et la plus difficile, qui donne sens &agrave; toutes les autres : celle de nous-m&ecirc;mes. C’est seulement en sortant de nous-m&ecirc;mes que nous ouvrons la porte qui conduit au Seigneur. Demandons cette gr&acirc;ce : “Seigneur, je d&eacute;sire venir &agrave; toi, &agrave; travers les rues et les compagnons de voyage de tous les jours. Aide-moi &agrave; sortir de moi-m&ecirc;me, pour aller &agrave; ta rencontre, toi qui es la vie”.</p> 
<p>Je voudrais recueillir, dans la premi&egrave;re lecture, une deuxi&egrave;me pens&eacute;e qui fait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la r&eacute;surrection, &agrave; partir du noble geste accompli par Juda Maccab&eacute;es pour les d&eacute;funts. En le faisant, il est &eacute;crit qu’il pensait &agrave; &laquo; la tr&egrave;s belle r&eacute;compense r&eacute;serv&eacute;e &agrave; ceux qui meurent <i>avec pi&eacute;t&eacute;</i> &raquo; (<i>2 M</i> 12, 45). Ce sont donc les sentiments de pi&eacute;t&eacute; qui conduisent &agrave; une tr&egrave;s belle r&eacute;compense. La pi&eacute;t&eacute; vis-&agrave;-vis des autres ouvre grandes les portes de l’&eacute;ternit&eacute;. Se pencher sur les personnes dans le besoin pour les servir est l’antichambre du Paradis. Si, en effet, comme le rappelle saint Paul, &laquo; l’amour ne passera jamais &raquo; (<i>1 Co</i> 13, 8), alors l’amour est le pont qui relie la terre et le ciel. Nous pouvons donc nous demander si nous sommes avanc&eacute;s sur ce pont : est-ce que je me laisse &eacute;mouvoir par la situation d’une personne n&eacute;cessiteuse ? Est-ce que je sais pleurer pour celui qui souffre ? Est-ce que je prie pour ceux &agrave; qui personne ne pense ? Ce n’est pas du bonnisme, ce n’est pas de la charit&eacute; &agrave; deux sous ; ce sont des questions qui concernent la vie, des questions qui concernent la r&eacute;surrection.</p> 
<p>Enfin, une troisi&egrave;me stimulation en vue de la r&eacute;surrection. Je le prends des Exercices spirituels o&ugrave; Saint Ignace sugg&egrave;re, avant de prendre une d&eacute;cision importante, de s’imaginer sous le regard de Dieu &agrave; la fin des temps. Cet appel &agrave; compara&icirc;tre, qui ne peut &ecirc;tre report&eacute;, est le point d’arriv&eacute;e de chacun, de chacun de nous. Alors, tout choix de vie, abord&eacute; dans cette perspective, se trouve bien orient&eacute;, car plus proche de la r&eacute;surrection qui est le sens et le but de la vie. De m&ecirc;me que le point de d&eacute;part se calcule &agrave; partir de l’objectif, de m&ecirc;me que la semence se d&eacute;cide en fonction de la r&eacute;colte, la vie se d&eacute;termine convenablement en fonction de sa fin, de son but. Saint Ignace &eacute;crit : &laquo; Je consid&eacute;rerai avec attention quelles seront mes pens&eacute;es au jour du jugement ; je me demanderai comment je voudrais avoir d&eacute;lib&eacute;r&eacute; dans l’&eacute;lection actuelle; et la r&egrave;gle que je voudrais alors avoir suivie est celle que je suivrai &agrave; cette heure &raquo; (<i>Exercices spirituels</i>, n. 187). Cela peut &ecirc;tre un exercice utile pour voir la r&eacute;alit&eacute; avec les yeux du Seigneur et pas seulement avec les n&ocirc;tres ; pour avoir un regard projet&eacute; vers l’avenir, vers la r&eacute;surrection, et pas seulement sur l’aujourd’hui qui passe ; pour accomplir des choix qui ont saveur d’&eacute;ternit&eacute;, le go&ucirc;t de l’amour. </p> 
<p>Est-ce que je sors de moi-m&ecirc;me pour aller chaque jour vers le Seigneur ? Ai-je des sentiments et des gestes de piti&eacute; pour les plus n&eacute;cessiteux ? Est-ce que je prends des d&eacute;cisions importantes sous le regard de Dieu ? Laissons-nous provoquer par une au moins de ces trois stimulations. Nous serons plus en accord avec le d&eacute;sir de J&eacute;sus dans l’Evangile de ce jour : ne rien perdre de ce que le P&egrave;re lui a donn&eacute; (cf. <i>Jn</i> 6, 39). Parmi les nombreuses voix du monde qui font perdre le sens de l’existence, accordons-nous sur la volont&eacute; de J&eacute;sus, ressuscit&eacute; et vivant : nous ferons, de l’aujourd’hui que nous vivons, une aube de r&eacute;surrection.</p> &nbsp;]]></description></item><item><title><![CDATA[Angélus, 3 novembre 2019]]></title><pubDate>Sun, 03 Nov 2019 12:00:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191103.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191103.html</guid><description><![CDATA[<!-- Mon, 04 Nov 2019 12:30:42 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS</font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><b><i><font size="4">ANG&Eacute;LUS</font></i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Place Saint-Pierre<br /> Dimanche 3 novembre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/11/3/angelus.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> <p>&nbsp;</p> </font> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, bonjour!</i></p> 
<p>L’Evangile d’aujourd’hui (cf. Lc 19, 1-10) nous place &agrave; la suite de J&eacute;sus, qui sur son chemin vers J&eacute;rusalem, fait &eacute;tape &agrave; J&eacute;richo. Il y avait une grande foule pour l’accueillir, parmi laquelle un homme du nom de Zach&eacute;e, chef des &laquo;publicains&raquo;, c’est-&agrave;-dire de ces juifs qui recevaient les taxes pour le compte de l’empire romain. Il &eacute;tait riche, non pas gr&acirc;ce &agrave; un revenu honn&ecirc;te, mais parce qu’il prenait des &laquo;pot-de-vin&raquo;, et cela ne faisait qu’accro&icirc;tre le m&eacute;pris &agrave; son &eacute;gard. Zach&eacute;e &laquo;cherchait &agrave; voir qui &eacute;tait J&eacute;sus &raquo; (v. 3); il ne voulait pas le rencontrer, mais il &eacute;tait curieux: il voulait voir ce personnage dont il avait entendu dire des choses extraordinaires. Il &eacute;tait curieux. Et &eacute;tant petit de nature, &laquo;pour voir J&eacute;sus&raquo; (v. 4) il monte sur un arbre. Quand J&eacute;sus s’approche, il l&egrave;ve le regard et le voit (cf. v. 5).</p> 
<p>Et cela est important: le premier regard n’est pas celui de Zach&eacute;e, mais de J&eacute;sus, qui parmi tant de visages qui l’entouraient — la foule — cherche justement celui-l&agrave;. Le regard mis&eacute;ricordieux du Seigneur nous rejoint avant que nous nous rendions compte que nous en avions besoin pour &ecirc;tre sauv&eacute;s. Et avec ce regard du divin Ma&icirc;tre, commence le miracle de la conversion du p&eacute;cheur. En effet, J&eacute;sus l’appelle, et il l’appelle par son nom: &laquo;Zach&eacute;e, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi&raquo; (v. 5). Il ne le r&eacute;primande pas, il ne lui fait pas de &laquo;sermon&raquo;; il lui dit qu’il doit aller chez lui: &laquo;il faut&raquo;, parce que c’est la volont&eacute; du P&egrave;re. Malgr&eacute; les murmures des gens, J&eacute;sus choisit de s’arr&ecirc;ter dans la maison de ce publicain p&eacute;cheur.</p> 
<p>Nous aussi aurions &eacute;t&eacute; scandalis&eacute;s par ce comportement de J&eacute;sus. Mais le m&eacute;pris et la fermeture envers le p&eacute;cheur ne font que l’isoler et le pousser au mal qu’il accomplit contre lui-m&ecirc;me et contre la communaut&eacute;. Au contraire, Dieu condamne le p&eacute;ch&eacute;, mais cherche &agrave; sauver le p&eacute;cheur, il va le chercher pour le ramener sur le juste chemin. Qui ne s’est jamais senti cherch&eacute; par la mis&eacute;ricorde de Dieu, a du mal &agrave; comprendre la grandeur extraordinaire des gestes et des paroles avec lesquels J&eacute;sus aborde Zach&eacute;e.</p> 
<p>L’accueil et l’attention de J&eacute;sus &agrave; son &eacute;gard conduisent cet homme &agrave; un net changement de mentalit&eacute;: en un instant, il se rend compte de la mesquinerie d’une vie enti&egrave;rement occup&eacute;e par l’argent, pass&eacute;e &agrave; voler les autres et &agrave; recevoir leur m&eacute;pris. Avoir le Seigneur l&agrave;, chez lui, lui fait voir tout avec des yeux diff&eacute;rents, et aussi avec un peu de la tendresse avec laquelle J&eacute;sus l’a regard&eacute;. Et sa fa&ccedil;on de voir et d’utiliser l’argent change aussi: au geste d’empocher, se substitue celui de donner. En effet, il d&eacute;cide de donner la moiti&eacute; de ce qu’il poss&egrave;de aux pauvres et de rendre le quadruple &agrave; ceux qu’il a vol&eacute;s (cf. v. 8). Zach&eacute;e d&eacute;couvre de J&eacute;sus qu’il est possible d’aimer gratuitement: jusqu’alors, il &eacute;tait avare, &agrave; pr&eacute;sent, il devient g&eacute;n&eacute;reux; il avait le go&ucirc;t d’amasser, &agrave; pr&eacute;sent, il se r&eacute;jouit de distribuer. En rencontrant l’Amour, en d&eacute;couvrant qu’il est aim&eacute; malgr&eacute; ses p&eacute;ch&eacute;s, il devient capable d’aimer les autres, en faisant de l’argent un signe de solidarit&eacute; et de communion.</p> 
<p>Que la Vierge Marie nous obtienne la gr&acirc;ce de sentir toujours sur nous le regard mis&eacute;ricordieux de J&eacute;sus, pour aller&nbsp; avec mis&eacute;ricorde &agrave; la rencontre de ceux qui se sont tromp&eacute;s, afin qu’eux aussi puissent accueillir J&eacute;sus, qui &laquo;est venu chercher et sauver ce qui &eacute;tait perdu&raquo; (v. 10).</p> 
<hr color="#C0C0C0" size="1" width="75%" /> 
<p><b>&Agrave; l'issue de l'Ang&eacute;lus</b></p> 
<p>Chers fr&egrave;res et sœurs, je suis attrist&eacute; par les violences dont sont victimes les chr&eacute;tiens de l’Eglise orthodoxe Tewahedo d’Ethiopie. J’exprime ma proximit&eacute; &agrave; cette Eglise et &agrave; son patriarche, mon cher fr&egrave;re Abuna Matthias, et je vous demande de prier pour toutes les victimes de violence sur cette terre. Prions ensemble: &laquo;Je vous salue Marie...&raquo;.</p> 
<p>Je d&eacute;sire adresser mes sinc&egrave;res remerciements &agrave; la commune et au dioc&egrave;se de San Severo dans les Pouilles, pour la signature du protocole d’accord, lundi dernier 28 octobre, qui permettra aux journaliers des &laquo;ghettos de la Capitanata&raquo;, dans la r&eacute;gion de Foggia, d’obtenir une domiciliation aupr&egrave;s des paroisses et l’inscription au registre d’Etat civil communal. La possibilit&eacute; d’avoir des papiers d’identit&eacute; et de r&eacute;sidence leur offrira une nouvelle dignit&eacute; et leur permettra de sortir d’une situation irr&eacute;guli&egrave;re et d’exploitation. Merci beaucoup &agrave; la commune et &agrave; tous ceux qui ont travaill&eacute; &agrave; ce projet.</p> 
<p>J’adresse mon salut cordial &agrave; vous tous, romains et p&egrave;lerins. En particulier, je salue les Corporations historiques des Sch&uuml;tzen et des Chevaliers de Saint S&eacute;bastien de divers pays d’Europe; et les fid&egrave;les de Lordelo de Ouro (Portugal).</p> 
<p>Je salue les groupes de Reggio Calabria, Tr&eacute;vise, Pescara et Sant’Eufemia di Aspromonte; je salue les jeunes de Mod&egrave;ne qui ont re&ccedil;u la confirmation, ceux de Petosino, dans le dioc&egrave;se de Bergame, et les scouts venus en v&eacute;lo de Viterbe. Je salue les membres du mouvement Hakuna d’Espagne.</p> 
<p class="Standard">Je souhaite &agrave; tous un bon dimanche. S’il vous pla&icirc;t, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon d&eacute;jeuner et au revoir.</p> &nbsp;&nbsp;]]></description></item><item><title><![CDATA[Célébration de la Messe pour la Commémoration des défunts (Catacombes de Priscille à Rome, 2 novembre 2019)]]></title><pubDate>Sat, 02 Nov 2019 16:00:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191102_omelia-defunti.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191102_omelia-defunti.html</guid><description><![CDATA[<!-- Tue, 05 Nov 2019 12:32:45 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">C&Eacute;L&Eacute;BRATION DE LA MESSE POUR LA COMM&Eacute;MORATION DES D&Eacute;FUNTS</font></p> 
<p align="center" dir="ltr"><b><i><font color="#663300" size="4">HOM&Eacute;LIE D</font></i></b><font size="4" color="#663300"><b><i>U PAPE FRAN&Ccedil;OIS </i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Catacombes di Priscille &agrave; Rome<br />Samedi 2 novembre 2019</i></font></p> 
<p align="center"> [<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/11/2/messa-defunti.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
<hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> 
<p> </p> 
<p>La c&eacute;l&eacute;bration de la f&ecirc;te de tous les d&eacute;funts dans les catacombes — c’est la premi&egrave;re fois de ma vie que je rentre dans des catacombes, c’est une surprise — nous dit de nombreuses choses. Nous pouvons penser &agrave; la vie de ces gens, qui devaient se cacher, qui avaient cette culture d’ensevelir les morts et de c&eacute;l&eacute;brer l’Eucharistie ici, &agrave; l’int&eacute;rieur… C’est un moment terrible de l’histoire, mais qui n’a pas &eacute;t&eacute; surmont&eacute;: aujourd’hui aussi, il y en a. Il y en a beaucoup. De nombreuses catacombes dans d’autres pays, o&ugrave; ils doivent m&ecirc;me faire semblant de faire une f&ecirc;te ou un anniversaire pour c&eacute;l&eacute;brer l’Eucharistie, car dans cet endroit, il est interdit de le faire. Aujourd’hui aussi, il y a des chr&eacute;tiens pers&eacute;cut&eacute;s, plus que pendant les premiers si&egrave;cles. Cela — les catacombes, la pers&eacute;cution, les chr&eacute;tiens — et ces lectures, me fait penser &agrave; trois mots: l’identit&eacute;, le lieu, et l’esp&eacute;rance.</p> 
<p>L’<i>identit&eacute;</i> de ces gens qui se rassemblaient ici pour c&eacute;l&eacute;brer l’Eucharistie et pour louer le Seigneur, est la m&ecirc;me que celle de nos fr&egrave;res d’aujourd’hui dans de nombreux, nombreux pays o&ugrave; &ecirc;tre chr&eacute;tien est un crime, est interdit, o&ugrave; l’on n’en a pas le droit. La m&ecirc;me. L’identit&eacute; est celle que nous avons entendue: ce sont <i>les B&eacute;atitudes</i>. L’identit&eacute; du chr&eacute;tien est celle-ci: les B&eacute;atitudes. Il n’y en a pas d’autre. Si tu fais cela, si tu vis ainsi, tu es chr&eacute;tien. &laquo;Non, mais &eacute;coute, j’appartiens &agrave; cette association, &agrave; cette autre…, je suis de ce mouvement…&raquo;. Oui, oui, ce sont toutes de belles choses; mais ce sont des fantaisies devant cette r&eacute;alit&eacute;. Ta carte d’identit&eacute; est celle-ci [le Pape indique l’Evangile], et si tu n’as pas celle-ci, les mouvements ou les autres appartenances ne servent &agrave; rien. Ou tu vis ainsi, ou tu n’es pas chr&eacute;tien. Tout simplement. C’est ce qu’a dit le Seigneur. &laquo;Oui, mais ce n’est pas facile, je ne sais pas comment vivre ainsi…&raquo;. Il y a un autre passage de l’Evangile qui nous aide &agrave; mieux comprendre cela, et ce passage de l’Evangile sera &eacute;galement &laquo;le grand protocole&raquo; selon lequel nous serons jug&eacute;s. C’est Matthieu 25. Avec ces deux passages de l’Evangile, les B&eacute;atitudes et le grand protocole, nous ferons voir, en vivant cela, notre identit&eacute; de chr&eacute;tiens. Sans cela, il n’y a pas d’identit&eacute;. On a l’apparence de chr&eacute;tiens, mais pas l’identit&eacute;.</p> 
<p>Cela est l’identit&eacute; du chr&eacute;tien. Le deuxi&egrave;me mot: <i>le lieu</i>. Ces gens qui venaient ici pour se cacher, pour &ecirc;tre en s&eacute;curit&eacute;, &eacute;galement pour ensevelir les morts; et ces gens qui c&eacute;l&egrave;brent aujourd’hui l’Eucharistie en cachette, dans ces pays o&ugrave; c’est interdit… Je pense &agrave; cette sœur en Albanie qui &eacute;tait dans un camp de r&eacute;&eacute;ducation, &agrave; l’&eacute;poque communiste, et il &eacute;tait interdit aux pr&ecirc;tres de donner les sacrements, et cette sœur-l&agrave; baptisait en cachette. Les gens, les chr&eacute;tiens savaient que cette sœur baptisait et les m&egrave;res s’approchaient avec leur enfant; mais celle-ci n’avait pas de verre, quelque chose pour mettre de l’eau… Elle le faisait avec ses chaussures: elle prenait l’eau du fleuve et baptisait avec ses chaussures. Le lieu du chr&eacute;tien est un peu partout, nous n’avons pas un lieu privil&eacute;gi&eacute; dans la vie. Certains veulent l’avoir, ce sont des chr&eacute;tiens &laquo;qualifi&eacute;s&raquo;. Mais ils courent le risque de rester avec le &laquo;qualifi&eacute;&raquo; et de laisser tomber le &laquo;chr&eacute;tien&raquo;. Quelle est la place des chr&eacute;tiens? &laquo;Les &acirc;mes des justes sont entre les mains de Dieu&raquo; (Sg 3, 1): la place du chr&eacute;tien est <i>entre les mains de Dieu</i>, l&agrave; o&ugrave; Il veut. Les mains de Dieu, qui ont des plaies, qui sont les mains de son Fils qui a voulu porter sur lui les plaies pour les faire voir au P&egrave;re et interc&eacute;der pour nous. La place du chr&eacute;tien est dans l’intercession de J&eacute;sus devant le P&egrave;re. Entre les mains de Dieu. Et l&agrave; nous sommes en s&eacute;curit&eacute;, quoi qu’il arrive, m&ecirc;me la croix. Notre identit&eacute; [le Pape indique l’Evangile] dit que nous sommes bienheureux si on nous pers&eacute;cute, si on dit de tout contre nous; mais si nous sommes entre les mains de Dieu avec les plaies d’amour, nous sommes en s&eacute;curit&eacute;. C’est notre place. Et aujourd’hui nous pouvons nous demander: mais moi, o&ugrave; est-ce que je me sens le plus en s&eacute;curit&eacute;? Entre les mains de Dieu ou avec d’autres choses, avec d’autres s&eacute;curit&eacute;s que nous &laquo;louons&raquo;, mais qui &agrave; la fin dispara&icirc;tront, qui n’ont pas de consistance? </p> 
<p>Ces chr&eacute;tiens, avec cette carte d’identit&eacute;, qui vivaient et qui vivent entre les mains de Dieu, sont des hommes et des femmes d’<i>esp&eacute;rance</i>. Et c’est le troisi&egrave;me mot qui me vient &agrave; l’esprit aujourd’hui: esp&eacute;rance. Nous l’avons entendu dans la deuxi&egrave;me lecture: cette vision finale o&ugrave; tout est re-fait, o&ugrave; tout est re-cr&eacute;&eacute;, cette patrie o&ugrave; nous irons tous. Et pour entrer l&agrave;-bas, il n’y a pas besoin de choses &eacute;tranges, il n’y a pas besoin d’attitudes un peu sophistiqu&eacute;es: il faut seulement faire voir la carte d’identit&eacute;: &laquo;C’est bon, entre&raquo;. Notre esp&eacute;rance est dans le Ciel, notre esp&eacute;rance est ancr&eacute;e l&agrave;-bas et nous, la corde &agrave; la main, nous nous agrippons en regardant cette rive du fleuve que nous devons traverser. </p> 
<p>Identit&eacute;: B&eacute;atitudes et Matthieu 25. Lieu: le lieu le plus s&ucirc;r, entre les mains de Dieu, qui ont des plaies d’amour. Esp&eacute;rance, avenir: l’ancre, l&agrave;-bas, sur l’autre rive, mais moi je suis bien agripp&eacute; &agrave; la corde. C’est important, &ecirc;tre toujours agripp&eacute;s &agrave; la corde! Tr&egrave;s souvent, nous verrons seulement la corde, pas m&ecirc;me l’ancre; mais toi, agrippe-toi &agrave; la corde et tu es s&ucirc;r d’arriver.</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Angélus, 1er novembre 2019, Solennité de la Toussaint]]></title><pubDate>Fri, 01 Nov 2019 12:00:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191101.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191101.html</guid><description><![CDATA[<!-- Mon, 04 Nov 2019 12:35:51 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">SOLENNIT&Eacute; DE LA TOUSSAINT</font></p> 
<p align="center"><b><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS</font></b></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><b><i><font size="4">ANG&Eacute;LUS</font></i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Place Saint-Pierre<br /> Vendredi 1er novembre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/11/1/angelus.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> <p>&nbsp;</p> </font> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, bonjour!</i></p> 
<p>Aujourd’hui, la solennit&eacute;&nbsp; de la Toussaint nous rappelle que nous sommes tous appel&eacute;s &agrave; la saintet&eacute;. Les saints et les saintes de tous les temps, que nous c&eacute;l&eacute;brons aujourd’hui tous ensemble, ne sont pas simplement des symboles, des &ecirc;tres humains lointains, impossible &agrave; rejoindre. Au contraire, ce sont des personnes qui ont v&eacute;cu les pieds sur terre; elles&nbsp; ont exp&eacute;riment&eacute; la fatigue quotidienne de l’existence avec ses succ&egrave;s et ses &eacute;checs, en trouvant dans le Seigneur la force de toujours se relever et de poursuivre le chemin. Cela fait comprendre que la saintet&eacute; est un objectif que l’on ne peut pas seulement obtenir par ses&nbsp; propres forces, mais qui est le fruit de la gr&acirc;ce de Dieu et de notre r&eacute;ponse libre &agrave; celle-ci. La saintet&eacute; est donc don et appel.</p> 
<p>En tant que gr&acirc;ce de Dieu, c’est-&agrave;-dire son don, elle est quelque chose que nous ne pouvons pas acheter ou troquer, mais accueillir, en participant ainsi &agrave; la vie divine elle-m&ecirc;me, &agrave; travers l’Esprit Saint qui habite en nous depuis le jour de notre bapt&ecirc;me. La semence de la saintet&eacute; est pr&eacute;cis&eacute;ment le bapt&ecirc;me. Il s’agit de prendre toujours plus conscience que nous sommes greff&eacute;s sur le Christ, comme le sarment est uni &agrave; la vigne, et que par cons&eacute;quent nous pouvons et devons vivre avec Lui et en Lui en enfants de Dieu. La saintet&eacute; est alors de vivre en pleine communion avec Dieu, d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent, au cours de ce p&egrave;lerinage terrestre.</p> 
<p>Mais la saintet&eacute;, outre un don, est aussi un appel, c’est une vocation commune de nous tous chr&eacute;tiens, des disciples du Christ; elle est le chemin de pl&eacute;nitude que tout chr&eacute;tien est appel&eacute; &agrave; parcourir dans la foi, en marchant vers la destination finale: la communion d&eacute;finitive avec Dieu dans la vie &eacute;ternelle. La saintet&eacute; devient ainsi une r&eacute;ponse au don de Dieu, car elle se manifeste comme le fait d’assumer ses responsabilit&eacute;s. Dans cette perspective, il est important de prendre un engagement quotidien de sanctification dans les situations, les devoirs et les circonstances de notre vie, en cherchant &agrave; vivre chaque chose avec amour, avec charit&eacute;.</p> 
<p>Les saints que nous c&eacute;l&eacute;brons aujourd’hui dans la liturgie sont des fr&egrave;res et sœurs qui ont admis, dans leur vie, avoir besoin de cette lumi&egrave;re divine, en s’abandonnant &agrave; elle avec confiance. Et d&eacute;sormais, devant le tr&ocirc;ne de Dieu (cf. Ap 7, 15), ils chantent &eacute;ternellement sa gloire. Ils constituent la &laquo;Cit&eacute; sainte&raquo;, vers laquelle nous regardons avec esp&eacute;rance, comme vers notre objectif d&eacute;finitif, tandis que nous sommes p&egrave;lerins dans cette &laquo;cit&eacute; terrestre&raquo;. Nous marchons vers cette &laquo;cit&eacute; sainte&raquo;, o&ugrave; nous attendent ces saints fr&egrave;res et sœurs. C’est vrai, nous sommes fatigu&eacute;s par la difficult&eacute;&nbsp; du chemin, mais l’esp&eacute;rance nous donne la force d’avancer. En regardant leur vie, nous sommes encourag&eacute;s &agrave; les imiter. Parmi eux il y a tant de t&eacute;moins d’une saintet&eacute; &laquo;“de la porte d’&agrave; c&ocirc;t&eacute;”, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la pr&eacute;sence de Dieu&raquo; (Exhort. ap. <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20180319_gaudete-et-exsultate.html#7"> <i>Gaudete et exsultate</i>, n. 7</a>).</p> 
<p>Fr&egrave;res et sœurs, le souvenir&nbsp; des saints nous incite&nbsp; &agrave; lever les yeux vers le ciel: non&nbsp; pour oublier les r&eacute;alit&eacute;s de la terre, mais pour les affronter avec plus de courage, avec plus d’esp&eacute;rance. Que Marie, notre Tr&egrave;s Sainte M&egrave;re, nous accompagne par son intercession maternelle, signe de consolation et d’esp&eacute;rance s&ucirc;re.</p> 
<hr color="#C0C0C0" size="1" width="75%" /> 
<p><b>&Agrave; l'issue de l'Ang&eacute;lus</b></p> 
<p>Chers fr&egrave;res et sœurs, je vous salue tous avec affection, p&egrave;lerins d’Italie et de divers pays; en particulier les jeunes de l’Action catholique; ils sont venus avec leurs &eacute;ducateurs de nombreux dioc&egrave;ses italiens, pour le 50e anniversaire de l’ACR. Un, deux, trois… [les jeunes sur la place entonnent un chant] Je salue les jeunes du doyenn&eacute; de Mauges, en France; et les jeunes de Carugate (Milan).</p> 
<p>Je salue les athl&egrave;tes qui ont pris part &agrave; la Course des saints, organis&eacute;e par la Fondation &laquo;Missions Don Bosco&raquo; pour souligner, &eacute;galement&nbsp; dans une dimension de foi populaire, la valeur religieuse de la f&ecirc;te de la Toussaint. Je vous remercie, ainsi que tous ceux qui, dans les paroisses et dans les communaut&eacute;s, promeuvent au cours de ces&nbsp; journ&eacute;es, des initiatives de pri&egrave;re pour c&eacute;l&eacute;brer la Toussaint et comm&eacute;morer les d&eacute;funts. Ces deux f&ecirc;tes chr&eacute;tiennes nous rappellent le lien qui existe entre l’Eglise de la terre — c’est nous — et celle du ciel, entre nous et nos proches qui sont pass&eacute;s dans l’autre vie.</p> 
<p>Demain apr&egrave;s-midi, j’irai c&eacute;l&eacute;brer l’Eucharistie dans les catacombes de Priscilla, l’un des lieux de s&eacute;pulture des premiers chr&eacute;tiens de Rome. Au cours de ces journ&eacute;es o&ugrave;, malheureusement, circulent &eacute;galement&nbsp; des messages de culture n&eacute;gative sur la mort et sur les morts, j’invite &agrave; ne pas n&eacute;gliger, si possible, de faire une visite et une pri&egrave;re au cimeti&egrave;re. Ce sera un acte de foi.</p> 
<p>Et je souhaite &agrave; tous une bonne f&ecirc;te dans&nbsp; la compagnie spirituelle des saints. S’il vous pla&icirc;t, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon d&eacute;jeuner et au revoir!</p> &nbsp;]]></description></item><item><title><![CDATA[Message vidéo du Saint-Père à l'occasion de la IVe Rencontre mondiale des jeunes organisée par « Scholas Occurrentes » et World ORT [Mexico, 28-31 octobre 2019] (31 octobre 2019)]]></title><pubDate>Thu, 31 Oct 2019 20:30:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/pont-messages/2019/documents/papa-francesco_20191031_videomessaggio-scholas-occurrentes.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/pont-messages/2019/documents/papa-francesco_20191031_videomessaggio-scholas-occurrentes.html</guid><description><![CDATA[<!-- Tue, 05 Nov 2019 13:58:19 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300" size="4"><b><i>MESSAGE VID&Eacute;O DU PAPE FRAN&Ccedil;OIS <br /> AUX PARTICIPANTS &Agrave; LA IVe RENCONTRE MONDIALE DES JEUNES <br />ORGANIS&Eacute;E PAR LA FONDATION &laquo; SCHOLAS OCCURRENTES &raquo; ET PAR WORLD ORT</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300">[Mexico, 28-31 octobre 2019]</font></p> 
<p align="center"><b><font color="#663300">[<a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/31/videomessaggio-scholas-occurrentes.html">Multim&eacute;dia</a>]</font></b></p> 
<font color="#663300"> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /></font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p>Chers jeunes de Scholas Occurrentes r&eacute;unis de nombreuses nations du monde, je c&eacute;l&egrave;bre avec vous <i>le final</i> de cette rencontre. Je d&eacute;sire rester l&agrave;, je d&eacute;sire m’arr&ecirc;ter l&agrave;, au <i>final</i>. </p> 
<p>Que serait cette rencontre s’il n’y avait pas de final? Sans doute ne serait-ce pas une rencontre. Et que serait cette vie si elle non plus n’avait pas de fin?</p> 
<p>Je sais que quelqu’un dira: &laquo;P&egrave;re, ne devenez pas fun&egrave;bre&raquo;. Mais r&eacute;fl&eacute;chissons bien. Je sais de source s&ucirc;re que vous avez gard&eacute;e allum&eacute;e, pendant toute cette exp&eacute;rience, la question sur la mort. L&agrave;, vous avez jou&eacute;, pens&eacute; et cr&eacute;&eacute; &agrave; partir de vos diff&eacute;rences.</p> 
<p>Et bien, j’en suis heureux et je vous remercie pour cela. Parce que, savez vous une chose? La question sur la mort est la question sur la vie, et maintenir ouverte la question sur la mort, est sans doute la responsabilit&eacute; humaine la plus grande pour maintenir ouverte la question sur la vie.</p> 
<p>Ainsi, comme les paroles naissent du silence et finissent dans le silence, nous permettant d’&eacute;couter leur signification, il en est de m&ecirc;me avec la vie. Sans doute cela semble-t-il un peu paradoxal, mais... C’est la mort qui permet &agrave; la vie de rester vivante!</p> 
<p>C’est la fin qui fait que l’on &eacute;crit un r&eacute;cit, que l’on peint un tableau, que deux corps s’embrassent. Mais attention, la fin ne consiste pas seulement dans le final. Sans doute devons-nous pr&ecirc;ter attention &agrave; chaque petite fin de la vie quotidienne. Non seulement &agrave; la fin du r&eacute;cit, dont nous ne savons pas quand il se terminera, mais &eacute;galement &agrave; la fin de chaque parole, &agrave; la fin de chaque silence, de chaque page qui s’&eacute;crit. Seule une vie consciente de cet instant finit, r&eacute;ussit &agrave; faire en sorte que chaque instant soit &eacute;ternel.</p> 
<p>D’autre part, la mort nous rappelle l’impossibilit&eacute; d’&ecirc;tre, de comprendre et de tout inclure. C’est une gifle &agrave; notre illusion de toute-puissance. Elle nous enseigne dans la vie &agrave; nous rapporter au myst&egrave;re. La confiance de sauter dans le vide et de nous rendre compte que nous ne tombons pas, que nous ne nous enfon&ccedil;ons pas; que depuis toujours et pour toujours, il y a quelqu’un l&agrave; qui nous soutient. Avant et apr&egrave;s la fin.</p> 
<p>C’est la &laquo;non connaissance&raquo; de cette question qui est le lieu de la fragilit&eacute; qui nous ouvre &agrave; l’&eacute;coute et &agrave; la rencontre avec l’autre; c’est la naissance de cette &eacute;motion qui nous invite &agrave; cr&eacute;er, et du sentiment qui nous r&eacute;unit pour le c&eacute;l&eacute;brer.</p> 
<p>En d&eacute;finitive, autour de la question sur la mort se sont form&eacute;s depuis toujours — au cours du temps et partout sur la terre — les diverses communaut&eacute;s, peuples et cultures. Les divers r&eacute;cits qui luttent dans tant de lieux pour rester vivants et d’autres, qui ne sont pas encore n&eacute;s. C’est pourquoi aujourd’hui, sans doute plus que jamais, nous devons affronter cette question.</p> 
<p>Le monde est d&eacute;j&agrave; configur&eacute;, o&ugrave; tout est compliqu&eacute; et o&ugrave; il n’y a pas de place pour la question ouverte. N’est-ce pas vrai? C’est vrai mais ce n’est pas vrai. Cela est notre monde. Il s’est configur&eacute; et il n’y a pas de place pour la question ouverte. Dans un monde qui rend un culte &agrave; l’autonomie, &agrave; l’auto-suffisance et &agrave; l’auto-r&eacute;alisation, il semble qu’il n’y ait pas de place pour le reste. Le monde des projets et de l’acc&eacute;l&eacute;ration infinie, de la &laquo;rapidit&eacute;&raquo;, ne permet pas d’interruptions, et la culture mondaine qui rend esclave cherche alors &agrave; nous anesth&eacute;sier pour nous faire oublier ce que signifie nous arr&ecirc;ter &agrave; la fin.</p> 
<p>Mais l’oubli de la mort est &eacute;galement son d&eacute;but et, en outre, une culture qui oublie la mort commence &agrave; mourir de l’int&eacute;rieur. Qui oublie la mort a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; mourir.</p> 
<p>C’est pourquoi je vous remercie tant! Parce que vous avez eu le courage de poser cette question et d’exp&eacute;rimenter avec le corps les trois morts qui, en nous vidant, remplissent la vie: la mort de chaque instant, la mort de l’ego et la mort d’un autre monde qui c&egrave;de le pas &agrave; un autre monde nouveau. Rappelez-vous, si la mort n’a pas le dernier mot, c’est parce que dans notre vie, nous avons appris &agrave; mourir pour autre chose.</p> 
<p>Je d&eacute;sire enfin remercier de fa&ccedil;on particuli&egrave;re ORT Mundial et chaque personne et institution qui ont permis cette activit&eacute; dans laquelle appara&icirc;t de fa&ccedil;on tangible la culture de la rencontre.</p> 
<p>Et je demande s’il vous pla&icirc;t &agrave; chacun de vous, chacun &agrave; sa fa&ccedil;on, sur la base de ses propres convictions, de ne pas oublier de prier pour moi. Merci.</p> &nbsp;]]></description></item><item><title><![CDATA[Audience générale du 30 octobre 2019]]></title><pubDate>Wed, 30 Oct 2019 09:30:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20191030_udienza-generale.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20191030_udienza-generale.html</guid><description><![CDATA[<!-- Tue, 05 Nov 2019 13:55:10 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS </font></p> 
<p align="center"><font size="4" color="#663300"><b><i>AUDIENCE G&Eacute;N&Eacute;RALE</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Mercredi 30 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center"><b>[<a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/30/udienzagenerale.html">Multim&eacute;dia</a>]</b></p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> </font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p dir="ltr"><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, bonjour!</i></p> 
<p>En lisant les Actes des ap&ocirc;tres, on voit que l’Esprit Saint est le protagoniste de la mission de l’Eglise; c’est Lui qui guide le chemin des &eacute;vang&eacute;lisateurs en leur montrant la voie &agrave; suivre.</p> 
<p>Nous le voyons clairement au moment o&ugrave; l’ap&ocirc;tre Paul, arriv&eacute; &agrave; Troas, a une vision. Un Mac&eacute;donien le supplie: &laquo;Passe en Mac&eacute;doine, viens &agrave; notre secours!&raquo; (Ac 16, 9). Le peuple de Mac&eacute;doine du Nord est fier de cela, il est si fier d’avoir appel&eacute; Paul afin que ce soit Paul qui annonce J&eacute;sus Christ. Je me souviens bien de ce beau peuple qui m’a accueilli avec tant de chaleur: qu’ils conservent cette foi que Paul leur a pr&ecirc;ch&eacute;e! L’ap&ocirc;tre n’a pas h&eacute;sit&eacute; et part pour la Mac&eacute;doine, certain que c’est pr&eacute;cis&eacute;ment Dieu qui l’envoie, et arrive &agrave; Philippes, &laquo;colonie romaine&raquo; (Ac 16, 12) sur la voie &eacute;gnatienne, pour pr&ecirc;cher l’Evangile. Paul s’y arr&ecirc;te pendant plusieurs jours. Trois &eacute;v&eacute;nements caract&eacute;risent son s&eacute;jour &agrave; Philippes, pendant ces trois jours: trois &eacute;v&eacute;nements importants. 1) L’&eacute;vang&eacute;lisation et le bapt&ecirc;me de Lydie et de sa famille; 2) Son arrestation, avec Silas, apr&egrave;s avoir exorcis&eacute; une esclave exploit&eacute;e par ses ma&icirc;tres; 3) La conversion et le bapt&ecirc;me de son ge&ocirc;lier et de sa famille. Nous voyons ces trois &eacute;pisodes dans la vie de Paul.</p> 
<p>La puissance de l’Evangile s’adresse avant tout aux femmes de Philippes, en particulier &agrave; Lydie, n&eacute;gociante en pourpre, de la ville de Thyatire, une croyante en Dieu &agrave; laquelle le Seigneur ouvre le cœur &laquo;de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul&raquo; (Ac 16, 4). En effet, Lydie accueille le Christ, re&ccedil;oit le bapt&ecirc;me avec sa famille et accueille <i> ceux qui sont du Christ</i>, en offrant l’hospitalit&eacute; &agrave; Paul et Silas dans sa maison. Nous avons ici le t&eacute;moignage de l’arriv&eacute;e du christianisme en Europe: le d&eacute;but d’un processus d’inculturation qui dure encore aujourd’hui. Il est entr&eacute; par la Mac&eacute;doine.</p> 
<p>Apr&egrave;s la chaleur exp&eacute;riment&eacute;e dans la maison de Lydie, Paul et Silas doivent ensuite affronter la duret&eacute; de la prison: ils passent de la consolation de cette conversion de Lydie et de sa famille, &agrave; la d&eacute;solation de la prison, o&ugrave; ils sont jet&eacute;s pour avoir lib&eacute;r&eacute; au nom de J&eacute;sus &laquo;une servante qui avait un esprit divinateur&raquo; et &laquo;faisait gagner beaucoup d’argent &agrave; ses ma&icirc;tres&raquo; en rendant des oracles (Ac 16, 16). Ses ma&icirc;tres gagnaient beaucoup d’argent et cette pauvre esclave faisaient ce que font les devins: elle devinait l’avenir, elle lisait dans les mains — comme le dit la chanson, &laquo;prends ma main, gitane&raquo; — et les gens payaient pour cela. Aujourd’hui aussi, chers fr&egrave;res et sœurs, il y a des gens qui paient pour cela. Je me souviens dans mon dioc&egrave;se, dans un tr&egrave;s grand parc, il y avait plus de 60 chaises o&ugrave; &eacute;taient assis des devins hommes et femmes qui lisaient la main et les gens croyaient &agrave; ces choses! Et ils payaient. Et cela arrivait aussi &agrave; l’&eacute;poque de saint Paul. Ses ma&icirc;tres, par r&eacute;torsion, d&eacute;noncent Paul et conduisent les ap&ocirc;tres devant les magistrats, les accusant de d&eacute;sordre public.</p> 
<p>Mais que se passe-t-il? Paul est en prison mais au cours de sa d&eacute;tention, survient un fait surprenant. Il est dans la d&eacute;solation, mais au lieu de se lamenter, Paul et Silas entonnent une louange &agrave; Dieu et de cette louange s’&eacute;chappe une puissance qui les lib&egrave;re: au cours de la pri&egrave;re, un tremblement de terre secoue les fondements de la prison, les portes s’ouvrent et les liens de tous les prisonniers se d&eacute;tachent (cf. Ac 16, 25-26). Comme la pri&egrave;re de la Pentec&ocirc;te, celle faite en prison provoque aussi des effets prodigieux.</p> 
<p>Le ge&ocirc;lier, croyant que les prisonniers se sont enfuis, &eacute;tait sur le point de se tuer, parce que les ge&ocirc;liers payaient de leur vie si un prisonnier s’&eacute;vadait, mais Paul lui crie: &laquo;Nous sommes tous ici!&raquo; (Ac 16, 27-28). Celui-ci demande alors: &laquo;Que me faut-il faire pour &ecirc;tre sauv&eacute;? (v. 30). La r&eacute;ponse est: &laquo;Crois au Seigneur J&eacute;sus, et tu seras sauv&eacute;, toi et les tiens&raquo; (v. 31). A ce moment a lieu le changement: au cœur de la nuit, le ge&ocirc;lier &eacute;coute la parole du Seigneur avec sa famille, accueille les ap&ocirc;tres, lave leurs blessures — parce qu’ils avaient &eacute;t&eacute; battus — et avec les siens, re&ccedil;oit le bapt&ecirc;me; puis, &laquo;il se r&eacute;jouit avec tous les siens d’avoir cru en Dieu&raquo; (v. 34), dresse la table et invite Paul et Silas &agrave; rester avec eux: le moment de la consolation! Au cœur de la nuit de cette prison anonyme, la lumi&egrave;re du Christ brille et vainc les t&eacute;n&egrave;bres: les cha&icirc;nes du cœur tombent et s'&eacute;l&egrave;ve en lui et en sa famille une joie jamais &eacute;prouv&eacute;e. C’est ainsi que l’Esprit Saint accomplit la mission: depuis le d&eacute;but, &agrave; partir de la Pentec&ocirc;te, c’est Lui le protagoniste de la mission. Et il nous fait aller de l’avant, il faut &ecirc;tre fid&egrave;les &agrave; la vocation que l’Esprit nous pousse &agrave; accomplir. Pour apporter l’Evangile.</p> 
<p>Demandons nous aussi aujourd’hui &agrave; l’Esprit Saint un cœur ouvert, sensible &agrave; Dieu et accueillant envers nos fr&egrave;res, comme celui de Lydie, et une foi audacieuse, comme celle de Paul et de Silas, et &eacute;galement une ouverture de cœur comme celle du ge&ocirc;lier, qui se laisse toucher par l’Esprit Saint.</p> 
<hr color="#C0C0C0" width="70%" size="1" align="center" /> 
<p>Je salue cordialement les personnes de langue fran&ccedil;aise, en particulier ceux qui participent au p&egrave;lerinage des &eacute;lus et autres acteurs du monde politique de Martinique, accompagn&eacute;s par Monseigneur David Macaire&nbsp;; les Missionnaires de J&eacute;sus Sauveur qui c&eacute;l&egrave;brent leur premier jubil&eacute;. La pr&eacute;dication et le t&eacute;moignage de Paul, sous la mouvance de l’Esprit Saint, font jaillir au cœur des t&eacute;n&egrave;bres illumin&eacute;es par le Christ l’esp&eacute;rance du salut. Demandons la gr&acirc;ce d’&ecirc;tre remplis de l’Esprit Saint, pour vivre dans l’hospitalit&eacute; et pour avoir une foi audacieuse qui brise les barri&egrave;res et lib&egrave;re la joie du vivre ensemble.</p> 
<p>&nbsp;</p> 
<div class="MsoNormal" align="center"> 
 <font color="#663300"> 
  <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /></font> 
</div> 
<h3 align="center"><font size="3">APPEL POUR L’IRAK</font></h3> 
<p>Chers fr&egrave;res et sœurs, ma pens&eacute;e va vers le bien-aim&eacute; Irak, o&ugrave; les manifestations de protestations qui ont eu lieu au cours du dernier mois ont provoqu&eacute; de nombreux morts et bless&eacute;s. Tandis que j’exprime mes condol&eacute;ances pour les victimes et ma proximit&eacute; &agrave; leurs familles et aux bless&eacute;s, j’invite les autorit&eacute;s &agrave; accueillir le cri de la population qui demande une vie digne et tranquille. J’exhorte tous les Irakiens, avec le soutien de la communaut&eacute; internationale, &agrave; parcourir la voie du dialogue et de la r&eacute;conciliation et &agrave; rechercher les justes solutions aux d&eacute;fis et aux probl&egrave;mes du pays. Je prie afin que ce peuple martyris&eacute; puisse trouver la paix et la stabilit&eacute; apr&egrave;s tant d’ann&eacute;es de guerre et de violence, au cours desquelles il a tant souffert.</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Angélus, 27 octobre 2019]]></title><pubDate>Sun, 27 Oct 2019 12:00:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191027.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191027.html</guid><description><![CDATA[<!-- Mon, 28 Oct 2019 12:44:47 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS</font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><b><i><font size="4">ANG&Eacute;LUS</font></i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Place Saint-Pierre<br /> Dimanche 27 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/27/angelus.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> </font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, bonjour!</i></p> 
<p>La <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/27/messa-sinodovescovi.html">Messe c&eacute;l&eacute;br&eacute;e ce matin</a> &agrave; Saint-Pierre a conclu l’assembl&eacute;e sp&eacute;ciale du synode des &eacute;v&ecirc;ques pour la r&eacute;gion pan-amazonienne. La premi&egrave;re lecture du livre du Siracide nous a rappel&eacute; le point de d&eacute;part de ce chemin: la pri&egrave;re du pauvre qui &laquo;p&eacute;n&egrave;tre les nu&eacute;es&raquo;, car &laquo;Dieu &eacute;coute l’appel de l’opprim&eacute;&raquo; (Si 35, 21.16). Le cri des pauvres, avec celui de la terre, nous est venu de l’Amazonie. Apr&egrave;s ces trois semaines, nous ne pouvons pas faire semblant de ne pas l’avoir entendu. Les voix des pauvres, avec celles de tant d’autres personnes &agrave; l’int&eacute;rieur et &agrave; l’ext&eacute;rieur de l’assembl&eacute;e synodale — pasteurs, jeunes, scientifiques — nous poussent &agrave; ne pas rester indiff&eacute;rents. Nous avons souvent entendu la phrase &laquo;plus tard, c’est trop tard&raquo;: cette phrase ne peut pas rester un slogan.</p> 
<p>Qu’a &eacute;t&eacute; le synode? Il a &eacute;t&eacute;, comme le dit le mot, une marche ensemble, r&eacute;confort&eacute;s par le courage et les consolations qui viennent du Seigneur. Nous avons march&eacute; en nous regardant dans les yeux et en nous &eacute;coutant, avec sinc&eacute;rit&eacute;, sans cacher les difficult&eacute;s, en faisant l’exp&eacute;rience de la beaut&eacute; d’aller de l’avant unis, pour servir. L’ap&ocirc;tre Paul nous inciter &agrave; cela dans la deuxi&egrave;me lecture aujourd’hui: &agrave; un moment dramatique pour lui, alors qu’il sait qu’il &laquo;va &ecirc;tre offert en sacrifice — c’est-&agrave;-dire ex&eacute;cut&eacute; — et que le moment de son d&eacute;part est venu&raquo; (cf. 2 Tm 4 , 6), il &eacute;crit, &agrave; ce moment-l&agrave;: &laquo;Le Seigneur, lui, m’a assist&eacute; et m’a rempli de force afin que, par moi, le message f&ucirc;t proclam&eacute; et qu’il parv&icirc;nt aux oreilles de tous les pa&iuml;ens&raquo; (v. 17). Voici le dernier d&eacute;sir de Paul: ce n’est pas quelque chose pour lui-m&ecirc;me ou pour quelqu’un des siens, mais pour l’Evangile, afin qu’il soit annonc&eacute; &agrave; toutes les nations. Cela passe avant tout et compte plus que tout. Chacun de nous se sera demand&eacute; de nombreuses fois ce qu’il faut faire de bon pour sa propre vie; aujourd’hui, c’est le moment; demandons-nous: &laquo;Que puis-je faire de bon pour l’Evangile?&raquo;.</p> 
<p>Pendant le synode nous nous le sommes demand&eacute;, d&eacute;sireux d’ouvrir de nouvelles voies &agrave; l’annonce de l’Evangile, nous nous le sommes demand&eacute;. On n’annonce que ce que l’on vit. Et pour vivre de J&eacute;sus, pour vivre de l’Evangile, il faut sortir de soi-m&ecirc;me. Alors, nous nous sommes sentis encourag&eacute;s &agrave; prendre le large, &agrave; quitter les rives confortables de nos ports s&ucirc;rs pour avancer en eaux profondes: non dans les eaux mar&eacute;cageuses des id&eacute;ologies, mais en pleine mer, l&agrave; o&ugrave; l’Esprit nous invite &agrave; lancer nos filets.</p> 
<p>Pour le chemin &agrave; venir, invoquons la Vierge Marie, v&eacute;n&eacute;r&eacute;e et aim&eacute;e comme Reine de l’Amazonie. Elle l’est devenue non pas en conqu&eacute;rant, mais en &laquo;s’inculturant&raquo;: avec le courage humble d’une m&egrave;re, elle est devenue la protectrice de ses enfants, la d&eacute;fense des opprim&eacute;s. Toujours en allant vers la culture des peuples. Il n’y a pas de culture standard, il n’y a pas de culture pure, qui purifie les autres; il y a l’Evangile, pur, qui s’inculture. A Elle, qui a pris soin de J&eacute;sus dans la pauvre maison de Nazareth, nous confions nos enfants les plus pauvres et notre maison commune.</p> 
<hr color="#C0C0C0" size="1" width="75%" /> 
<p><b>&Agrave; l'issue de l'Ang&eacute;lus</b></p> 
<p>Chers fr&egrave;res et sœurs, j’adresse une pens&eacute;e sp&eacute;ciale au cher peuple libanais, en particulier aux jeunes, qui ces jours derniers ont fait entendre leur cri face aux d&eacute;fis et aux probl&egrave;mes sociaux, moraux et &eacute;conomiques du pays. J’exhorte tout le monde &agrave; rechercher les solutions justes sur la voie du dialogue, et je prie le Vierge Marie, Reine du Liban afin que, avec le soutien de la communaut&eacute; internationale, ce pays continue &agrave; &ecirc;tre un lieu de coexistence pacifique et de respect de la dignit&eacute; et de la libert&eacute; de chaque personne, au profit de toute la r&eacute;gion du Moyen-Orient, qui souffre tant.</p> 
<p>Je vous salue tous avec affection, p&egrave;lerins italiens de divers pays, en particulier ceux provenant de S&atilde;o Paulo au Br&eacute;sil et de Pologne, ainsi que le groupe du &laquo;C&eacute;ntro acad&eacute;mico Romano Fundaci&oacute;n&raquo;, d’Espagne.</p> 
<p>Je salue les ap&ocirc;tres du Sacr&eacute;-Cœur, qui rappellent le centenaire de leur fondation; la communaut&eacute; syro-malabare du dioc&egrave;se de Patti; et les s&eacute;minaristes du dioc&egrave;se de Reggio Emilia-Guastalla, qui ce matin ont servi la Messe dans la basilique. Et je vois &eacute;galement qu’il y a des jeunes de Galzignano qui se pr&eacute;parent &agrave; la confirmation: je vous salue!</p> 
<p>C’est le dernier dimanche d’octobre, mois missionnaire, qui cette ann&eacute;e a eu un caract&egrave;re extraordinaire, et c’est &eacute;galement le mois du Chapelet. Je renouvelle l’invitation &agrave; prier le chapelet pour la mission de l’Eglise aujourd’hui, en particulier pour les missionnaires, hommes et femmes, qui rencontrent de tr&egrave;s grandes difficult&eacute;s. Et dans le m&ecirc;me temps continuons &agrave; prier le Chapelet pour la paix. L’Evangile et la paix marchent ensemble.</p> 
<p>Je souhaite &agrave; tous un bon dimanche. S’il vous pla&icirc;t, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon d&eacute;jeuner et au revoir!</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Messe pour la conclusion du Synode des évêques (27 octobre 2019)]]></title><pubDate>Sun, 27 Oct 2019 10:00:00 +0100</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191027_omelia-sinodovescovi-conclusione.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191027_omelia-sinodovescovi-conclusione.html</guid><description><![CDATA[<!-- Sun, 27 Oct 2019 12:24:13 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300"> <a href="http://www.vatican.va/news_services/liturgy/libretti/2019/20191027-libretto-chiusura-sinodo.pdf">MESSE POUR LA CONCLUSION DU SYNODE DES &Eacute;V&Ecirc;QUES</a></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><b>CHAPELLE PAPALE</b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300" size="4"><b><i>HOM&Eacute;LIE DU PAPE FRAN&Ccedil;OIS</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Basilique vaticane<br />XXXe dimanche du Temps ordinaire, 27 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/27/messa-sinodovescovi.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /></font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p>La Parole de Dieu nous aide aujourd’hui &agrave; prier &agrave; travers trois personnages&nbsp;: dans la parabole de J&eacute;sus, le pharisien et le publicain prient&nbsp;; dans la premi&egrave;re Lecture, on parle de la pri&egrave;re du pauvre.</p> 
<p>1. <i>La pri&egrave;re du pharisien</i>&nbsp;commence ainsi&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mon Dieu, je te rends gr&acirc;ce&nbsp;&raquo;. C’est un tr&egrave;s bon d&eacute;but parce que la meilleure pri&egrave;re est la pri&egrave;re de gratitude, celle de louange. Mais nous voyons imm&eacute;diatement le motif pour lequel il rend gr&acirc;ce&nbsp;: &laquo;&nbsp;parce que je ne suis pas comme les autres hommes&nbsp;&raquo; (<i>Lc </i>18, 11). Et il explique aussi le motif&nbsp;: il je&ucirc;ne deux fois par semaine, alors que c’&eacute;tait obligatoire une fois par an&nbsp;; il verse le dixi&egrave;me de tout ce qu’il a, or la d&icirc;me &eacute;tait prescrite seulement pour les produits les plus importants (cf. <i>Dt </i>14, 22 ss). En somme, il se vante parce qu’il accomplit au mieux des pr&eacute;ceptes particuliers. Mais il oublie le plus grand&nbsp;: <i>aimer Dieu et le prochain </i>(cf. <i>Mt </i> 22, 36-40). Trop s&ucirc;r de lui-m&ecirc;me, de sa capacit&eacute; d’observer les commandements, de ses m&eacute;rites et de ses vertus, il est centr&eacute; sur lui-m&ecirc;me. Le drame de cet homme, c’est qu’il est d&eacute;pourvu d’amour. Mais m&ecirc;me les meilleures choses, sans amour, ne servent &agrave; rien, comme dit saint Paul (cf. <i>1</i> <i>Co </i>13). Et sans amour, quel est le r&eacute;sultat&nbsp;? C’est qu’&agrave; la fin, au lieu de prier, il se loue lui-m&ecirc;me. En fait, il ne demande rien au Seigneur parce qu’il ne se sent pas dans le besoin ou redevable, mais il se sent cr&eacute;diteur. Il est dans le temple de Dieu, mais il pratique <i>la religion du moi</i>. Et tant de groupes ‘‘illustres’’, de ‘‘chr&eacute;tiens catholiques’’, sont sur ce chemin&nbsp;! </p> 
<p>Et en plus de Dieu, il oublie le prochain, mieux il le m&eacute;prise&nbsp;: pour lui, le prochain est vil, il n’a pas de valeur. Lui se consid&egrave;re meilleur que les autres qu’il appelle, litt&eacute;ralement, “les restants, les restes” (“<i>loipoi</i>”, <i>Lc </i>18, 11). C’est-&agrave;-dire qu’ils sont “des restes”, des d&eacute;chets dont il faut s’&eacute;loigner. Que de fois ne voyons-nous pas cette dynamique en acte dans la vie et dans l’histoire&nbsp;! Que de fois celui qui est devant, comme le pharisien par rapport au publicain, n’&eacute;l&egrave;ve-t-il pas des murs pour accroitre les distances, en rendant les autres encore plus des d&eacute;chets. Ou bien en les consid&eacute;rant r&eacute;trogrades et vils, il m&eacute;prise leurs traditions, il efface leurs histoires, il occupe leurs territoires, usurpe leurs biens. Que de pr&eacute;tendues sup&eacute;riorit&eacute;s qui se transforment en oppressions et en exploitations, m&ecirc;me aujourd’hui&nbsp;- nous l’avons vu durant le Synode lorsque nous avons parl&eacute; de l’exploitation de la cr&eacute;ation, des gens, des populations de l’Amazonie, de la traite des personnes, du commerce des personnes&nbsp;! Les erreurs du pass&eacute; n’ont pas suffi pour qu’on arr&ecirc;te de d&eacute;truire les autres et d’infliger des blessures &agrave; nos fr&egrave;res et &agrave; notre sœur terre&nbsp;: nous l’avons vu dans le visage d&eacute;figur&eacute; de l’Amazonie. La religion du moi continue, hypocrite avec ses rites et ses “pri&egrave;res”&nbsp;– bien des gens sont catholiques, se d&eacute;clarent catholiques mais ont oubli&eacute; d’&ecirc;tre chr&eacute;tiens et humains -, elle oublie le vrai culte &agrave; Dieu qui passe toujours par l’amour du prochain. M&ecirc;me des chr&eacute;tiens qui prient et vont &agrave; la messe le dimanche sont adeptes de cette religion du moi. Nous pouvons nous examiner int&eacute;rieurement pour voir si, m&ecirc;me pour nous, quelqu’un est inf&eacute;rieur, jetable, m&ecirc;me seulement en paroles. Prions pour demander la gr&acirc;ce de ne pas nous consid&eacute;rer sup&eacute;rieurs, de ne pas nous croire en r&egrave;gle, de ne pas devenir cyniques et moqueurs. Demandons &agrave; J&eacute;sus de nous gu&eacute;rir de la propension &agrave; dire du mal et &agrave; nous plaindre des autres, de la propension &agrave; m&eacute;priser quelqu’un&nbsp;: ce sont des choses qui d&eacute;plaisent &agrave; Dieu. Et providentiellement, aujourd’hui, prennent part avec nous &agrave; cette Messe non seulement les indig&egrave;nes de l’Amazonie, mais aussi les plus pauvres des soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;velopp&eacute;es, nos fr&egrave;res et sœurs malades de la Communaut&eacute; de l’Arche. Ils sont avec nous, au premier rang.</p> 
<p>2. Passons &agrave; l’autre pri&egrave;re. <i>La pri&egrave;re du publicain</i> nous aide au contraire &agrave; comprendre ce qui pla&icirc;t &agrave; Dieu. Il ne commence pas par ses m&eacute;rites, mais par ses lacunes&nbsp;; non pas par sa richesse, mais par sa pauvret&eacute;&nbsp;: ce n’est pas une pauvret&eacute; &eacute;conomique – les publicains &eacute;taient riches et gagnaient m&ecirc;me injustement, au d&eacute;pens de leurs compatriotes – mais il sent une pauvret&eacute; de vie, parce qu’on ne vit jamais bien dans le p&eacute;ch&eacute;. Cet homme qui exploite les autres se reconna&icirc;t pauvre devant Dieu et le Seigneur &eacute;coute sa pri&egrave;re, faite simplement de sept paroles mais traduisant des attitudes vraies. En fait, pendant que le pharisien &eacute;tait devant et debout (cf. v. 11), le publicain se tient &agrave; distance et “n’ose m&ecirc;me pas lever les yeux vers le ciel”, parce qu’il croit que le Ciel existe et est grand, tandis que lui se sent petit. Et “il se frappe la poitrine” (cf. v. 13), parce que dans la poitrine il y a le cœur. Sa pri&egrave;re na&icirc;t pr&eacute;cis&eacute;ment du cœur, est transparente&nbsp;: il met devant Dieu son cœur, pas les apparences. Prier, c’est se laisser regarder de l’int&eacute;rieur par Dieu – c’est Dieu qui me regarde quand je prie –, sans feintes, sans excuses, sans justifications. Souvent nous font rire les repentirs remplis de justifications. Plus qu’un repentir, cela ressemble &agrave; une auto-canonisation. En effet, c’est du diable que viennent opacit&eacute; et fausset&eacute; – ce sont les justifications -, de Dieu lumi&egrave;re et v&eacute;rit&eacute;, la transparence de mon cœur. C’&eacute;tait beau et je vous suis tr&egrave;s reconnaissant, chers P&egrave;res et Fr&egrave;res synodaux, d’avoir dialogu&eacute;, durant ces semaines, de tout cœur, avec sinc&eacute;rit&eacute; et franchise, en mettant devant Dieu et nos fr&egrave;res les fatigues et les esp&eacute;rances.</p> 
<p>Aujourd’hui, en regardant le publicain, nous red&eacute;couvrons d’o&ugrave; repartir&nbsp;: de la conviction d’avoir tous besoin du salut. C’est le premier pas de la <i>religion de Dieu</i> qui est mis&eacute;ricorde envers celui qui se reconna&icirc;t mis&eacute;rable. Au contraire, la racine de toute faute spirituelle, comme enseignaient les anciens moines, c’est de se croire juste. Se consid&eacute;rer juste, c’est laisser Dieu, l’unique juste, hors de la maison. Cette attitude de d&eacute;part est si importante que J&eacute;sus nous l’illustre par une comparaison paradoxale, en mettant ensemble dans la parabole la personne la plus pieuse et la plus d&eacute;vote de l’&eacute;poque, le pharisien, et le p&eacute;cheur public par excellence, le publicain. Et le jugement est invers&eacute;&nbsp;: celui qui est bon mais pr&eacute;somptueux &eacute;choue&nbsp;; celui qui est mauvais mais humble est exalt&eacute; par Dieu. Si nous nous examinons int&eacute;rieurement avec sinc&eacute;rit&eacute;, nous voyons en nous tous les deux, le publicain et le pharisien. Nous sommes un peu publicains, parce que nous sommes p&eacute;cheurs, et un peu pharisiens, parce que nous sommes pr&eacute;somptueux, capables de nous justifier nous-m&ecirc;mes, champions dans des justifications artificielles&nbsp;! Avec les autres, &ccedil;a fonctionne souvent, mais pas avec Dieu. Avec Dieu, ce proc&eacute;d&eacute; ne fonctionne pas. Prions pour demander la gr&acirc;ce de sentir que nous avons besoin de mis&eacute;ricorde, que nous sommes int&eacute;rieurement pauvres. C’est aussi pourquoi, &ccedil;a nous fait du bien de fr&eacute;quenter les pauvres, pour nous rappeler d’&ecirc;tre pauvres, pour nous rappeler que c’est seulement dans un climat de pauvret&eacute; int&eacute;rieure que le salut de Dieu agit.</p> 
<p>3. Nous arrivons ainsi &agrave; la <i>pri&egrave;re du pauvre</i>, de la premi&egrave;re Lecture. Cette pri&egrave;re, dit Ben Sira le Sage, &laquo;&nbsp;traverse les nu&eacute;es&nbsp;&raquo; (35, 21). Tandis que la pri&egrave;re de celui qui se consid&egrave;re juste reste &agrave; terre, &eacute;cras&eacute;e par les forces de gravit&eacute; de l’&eacute;go&iuml;sme, celle du pauvre monte directement vers Dieu. Le sens de la foi du peuple de Dieu a vu dans les pauvres “les portiers du Ciel”&nbsp;: ce <i> sensus fidei</i> qui manque dans la d&eacute;claration [du pharisien]. Ce sont eux qui nous ouvriront toutes grandes ou non les portes de la vie &eacute;ternelle, eux qui se ne sont pas vus comme des patrons en cette vie, qui ne se sont pas mis eux-m&ecirc;mes avant les autres, qui ont eu seulement en Dieu leur richesse. Ils sont des ic&ocirc;nes vivantes de la proph&eacute;tie chr&eacute;tienne.</p> 
<p>Durant ce Synode, nous avons eu la gr&acirc;ce d’&eacute;couter les voix des pauvres et de r&eacute;fl&eacute;chir sur la pr&eacute;carit&eacute; de leurs vies, menac&eacute;es par des mod&egrave;les de d&eacute;veloppement pr&eacute;dateurs. Et pourtant, pr&eacute;cis&eacute;ment dans cette situation, beaucoup nous ont t&eacute;moign&eacute; qu’il est possible de regarder la r&eacute;alit&eacute; diff&eacute;remment, en l’accueillant &agrave; mains ouvertes comme un don, en consid&eacute;rant la cr&eacute;ation non pas comme un moyen &agrave; exploiter, mais comme une maison &agrave; prot&eacute;ger, en ayant confiance en Dieu. Il est P&egrave;re et, Ben Sira le Sage le dit encore, &laquo;&nbsp;il &eacute;coute la pri&egrave;re de l’opprim&eacute;&nbsp;&raquo; (v. 16). Et bien des fois, m&ecirc;me dans l’Eglise, les voix des pauvres ne sont pas &eacute;cout&eacute;es, voire sont bafou&eacute;es ou sont r&eacute;duites au silence parce qu’elles sont g&ecirc;nantes. Prions pour demander la gr&acirc;ce de savoir &eacute;couter le cri des pauvres&nbsp;: c’est <i>le cri d’esp&eacute;rance</i> de l’Eglise. Le cri des pauvres, c’est le cri de l’esp&eacute;rance de l’&Eacute;glise. En faisant n&ocirc;tre leur cri, notre pri&egrave;re aussi, nous en sommes certains, traversera les nuages.</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Clôture des travaux de l'Assemblée spéciale du Synode des évêques pour la Région panamazonique sur le thème « Nouveaux chemins pour l'Église et pour une écologie intégrale » (26 octobre 2019)]]></title><pubDate>Sat, 26 Oct 2019 18:30:00 +0200</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2019/october/documents/papa-francesco_20191026_chiusura-sinodo.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2019/october/documents/papa-francesco_20191026_chiusura-sinodo.html</guid><description><![CDATA[<!-- Tue, 05 Nov 2019 14:02:00 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">CL<font face="Times New Roman">&Ocirc;TURE</font> DES TRAVAUX DE L'ASSEMBL&Eacute;E SP&Eacute;CIALE DU <br /> <a href="http://www.sinodoamazonico.va/content/sinodoamazonico/fr.html">SYNODE DES &Eacute;V&Ecirc;QUES POUR LA R&Eacute;GION PANAMAZONIQUE SUR LE TH&Egrave;ME <br /> &laquo; NOUVEAUX CHEMINS POUR L'&Eacute;GLISE ET POUR UNE &Eacute;COLOGIE INT&Eacute;GRALE </a></font> <a href="http://www.sinodoamazonico.va/content/sinodoamazonico/fr.html">&raquo;</a></p> 
<p align="center"><font size="4" color="#663300"><b><i>DISCOURS DU PAPE FRAN&Ccedil;OIS <br /> AU COURS DE LA DERNI&Egrave;RE CONGR&Eacute;GATION G&Eacute;N&Eacute;RALE</i></b></font></p> 
<blockquote> 
 <blockquote> 
  <p align="center"><font color="#663300"><i>Basilique Saint-Pierre – Salle du Synode <br />Samedi 26 octobre 2019</i></font></p> 
 </blockquote> 
</blockquote> 
<font color="#663300"><p align="center"><b>[<a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/26/chiusura-sinodo.html">Multim&eacute;dia</a>]</b></p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /></font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p><i>&nbsp;</i></p> 
<p>Je voudrais avant tout vous remercier, vous tous qui avez apport&eacute; ce t&eacute;moignage de travail, d’&eacute;coute, de recherche, de tentative de mettre en pratique cet esprit synodal que nous apprenons, peut-&ecirc;tre, &agrave; fixer. Et que nous n’avons pas encore r&eacute;ussi &agrave; porter &agrave; terme. Mais nous sommes en chemin, nous sommes sur la bonne voie. Nous comprenons toujours plus ce que signifie ce fait de marcher ensemble, ce que signifie incorporer la riche tradition de l’Eglise dans les moments conjoncturels. Certains pensent que la tradition est un mus&eacute;e de vieilles choses. J’aime r&eacute;p&eacute;ter ce que disait Gustav Mahler: &laquo;La tradition est la sauvegarde de l’avenir et non pas la gardienne des cendres&raquo;. C’est comme la racine dont coule la s&egrave;ve qui fait cro&icirc;tre l’arbre afin qu’il donne du fruit. Prendre cela et le faire cro&icirc;tre: c’est ainsi que les premiers p&egrave;res concevaient ce qu’&eacute;tait la tradition. Recevoir et marcher dans une m&ecirc;me direction, avec cette triple dimension si belle de Vincent de L&eacute;rins d&egrave;s le Ve si&egrave;cle [&laquo;Le Dogme chr&eacute;tien, demeurant absolument intact et inalt&eacute;r&eacute;, se consolide avec les ann&eacute;es, se d&eacute;veloppe avec le temps, s’approfondie avec l’&acirc;ge&raquo;] (cf. <i>Premier Commonitorium</i>, 23; PL 50, 667-668). Merci pour tout cela.</p> 
<p>L’un des th&egrave;mes qui ont &eacute;t&eacute; vot&eacute;s, et qui ont obtenu la majorit&eacute; — trois th&egrave;mes ont obtenu la majorit&eacute; pour le prochain synode — est celui de la synodalit&eacute;. Je ne sais pas s’il sera choisi, je n’ai pas encore d&eacute;cid&eacute;, je r&eacute;fl&eacute;chis et je pense, mais je peux certainement dire que nous avons beaucoup march&eacute; et que nous devons marcher encore plus sur ce parcours de la synodalit&eacute;. Merci &agrave; vous tous pour votre compagnie.</p> 
<p>L’exhortation post-synodale, et ce n’est pas oblig&eacute; que le Pape la fasse, probablement pas; pardon, la chose la plus facile serait: &laquo;Bien, voici le document, voyez vous&raquo;. Quoi qu’il en soit, une parole du Pape sur ce qu’il a v&eacute;cu au cours du synode peut faire du bien. Je voudrais la dire avant la fin de l’ann&eacute;e afin qu’il ne se passe pas trop de temps, tout d&eacute;pend du temps que j’aurai pour r&eacute;fl&eacute;chir.</p> 
<p>Nous avons parl&eacute; de quatre dimensions. En premier lieu, la dimension culturelle, nous avons travaill&eacute; dessus, nous avons parl&eacute; d’inculturation de valorisation de la culture, et tout cela avec une grande force, et j’ai &eacute;t&eacute; content de ce qui a &eacute;t&eacute; dit &agrave; ce propos, qui rentre dans la tradition de l’Eglise. L’inculturation: la conf&eacute;rence de Puebla, pour rappeler la plus proche, avait d&eacute;j&agrave; ouvert cette porte. En second lieu, la dimension &eacute;cologique. Je veux rendre hommage ici &agrave; l’un des pionniers de cette conscience dans l’Eglise, le patriarche Bartholom&eacute;e de Constantinople. Il a &eacute;t&eacute; l’un des premiers &agrave; avoir ouvert la voie pour cr&eacute;er cette conscience. Et apr&egrave;s lui, beaucoup ont suivi, et avec cette inqui&eacute;tude, et toujours avec l’acc&eacute;l&eacute;ration de progression g&eacute;om&eacute;trique, de l’&eacute;quipe de Paris; puis ont suivi les autres rencontres. Ainsi est n&eacute;e <i> Laudato si’,</i> en s’inspirant de ce &agrave; quoi ont travaill&eacute; tant de personnes, des scientifiques, des th&eacute;ologiens, des agents de la pastorale. Et bien, cette conscience &eacute;cologique qui va de l’avant et qui d&eacute;nonce aujourd’hui un chemin d’exploitation compulsive, de destruction, dont l’Amazonie est l’un des points importants. Je dirais que c’est un symbole. Cette dimension &eacute;cologique dans laquelle se joue notre avenir, n’est-ce pas? Dans les manifestions des jeunes, dans le mouvement de Greta et dans d’autres, certains portaient des pancartes avec l’inscription: &laquo;L’avenir nous appartient&raquo;, c’est-&agrave;-dire &laquo;ne d&eacute;cidez pas vous de notre avenir&raquo;. &laquo;Il est &agrave; nous!&raquo;. Il y a d&eacute;j&agrave; en cela la conscience du danger &eacute;cologique, &eacute;videmment pas seulement en Amazonie, mais &eacute;galement en d’autres lieux: le Congo est un autre point, d’autres secteurs, dans ma patrie, il existe dans le Chaco, la zone de l’&laquo;Imp&eacute;n&eacute;trable&raquo;, qui est petite, mais d’une certaine fa&ccedil;on, nous aussi nous connaissons le probl&egrave;me. A c&ocirc;t&eacute; de la dimension &eacute;cologique, il y a la dimension sociale dont nous avons parl&eacute; qui n’est plus seulement ce que l’on exploite sauvagement, le cr&eacute;&eacute;, la cr&eacute;ation, mais aussi les personnes. Et en Amazonie apparaissent toutes sortes d’injustice, de destruction de personnes, d’exploitation de personnes &agrave; tous les niveaux et de destruction de l’identit&eacute; culturelle. Je me souviens qu’en arrivant &agrave; Puerto Maldonado — je crois l’avoir d&eacute;j&agrave; dit, je ne suis pas s&ucirc;r — &agrave; l’a&eacute;roport, il y avait une affiche avec l’image d’une petite fille, tr&egrave;s belle et l’inscription: &laquo;D&eacute;fends-toi et fais attention &agrave; la traite&raquo;. Donc, voil&agrave; l’avertissement au touriste qui arrive. La traite est &agrave; l’aff&ucirc;t, et la traite pas seulement au plus haut niveau de corruption, mais de personnes &agrave; chaque niveau. Et cela avec la destruction de l’identit&eacute; culturelle, qui est un autre des ph&eacute;nom&egrave;nes que vous avez tr&egrave;s bien signal&eacute; dans le document. La mani&egrave;re dont on d&eacute;truit l’identit&eacute; culturelle dans tout cela. Et la quatri&egrave;me dimension, qui les inclut toutes — et je dirais la principale — est la pastorale, la dimension pastorale, l’annonce de l’Evangile est urgente, elle est urgente. Mais qu’il soit entendu, qu’il soit assimil&eacute;, qu’il soit compris par ces cultures. On a d&eacute;j&agrave; parl&eacute; de la&iuml;cs, de pr&ecirc;tres, de diacres permanents, de religieux et de religieuses, sur lesquels compter dans ce domaine. Et on a parl&eacute; de ce qu’ils font et de le renforcer. On a parl&eacute; de nouveaux minist&egrave;res, inspir&eacute;s par le <i>Ministeria quaedam</i> de Paul vi, de cr&eacute;ativit&eacute; en cela. Cr&eacute;ativit&eacute; dans les nouveaux minist&egrave;res, et voir jusqu’o&ugrave; on peut arriver. On a parl&eacute; de s&eacute;minaires autochtones, et avec beaucoup de vivacit&eacute;. Je remercie pour le courage qu’a eu le cardinal O’Malley, parce qu’il a mis le doigt dans la plaie dans quelque chose qui est une v&eacute;ritable injustice sociale, c’est-&agrave;-dire que de fait, on ne permet pas aux aborig&egrave;nes d’accomplir le parcours du s&eacute;minaire et le parcours du sacerdoce. Cr&eacute;ativit&eacute; dans tout ce qui concerne les nouveaux minist&egrave;res. J’accueille la requ&ecirc;te de reconvoquer la commission et de l’&eacute;tendre peut-&ecirc;tre &agrave; de nouveaux membres pour continuer d’&eacute;tudier la fa&ccedil;on dont existait le diaconat permanent dans l’Eglise primitive. Vous savez &ecirc;tre arriv&eacute;s &agrave; un accord entre tous, mais qui n’est pas tr&egrave;s clair. J’ai remis cela aux religieuses, &agrave; l’Union g&eacute;n&eacute;rale des religieuses, qui a &eacute;t&eacute; celle qui m’a demand&eacute; de faire la recherche, je leur ai remis et &agrave; pr&eacute;sent, chacun des th&eacute;ologiens cherche, enqu&ecirc;te. J’essaierai d’y travailler &agrave; nouveau avec la Congr&eacute;gation pour la doctrine de la foi et d’ins&eacute;rer de nouvelles personnes dans cette Commission. Je rel&egrave;ve le d&eacute;fi que vous avez lanc&eacute;: &laquo;et qu’elles soient &eacute;cout&eacute;es&raquo;. Je rel&egrave;ve le d&eacute;fi [applaudissements]. Certaines choses qui doivent &ecirc;tre r&eacute;form&eacute;es sont apparues: l’Eglise doit toujours se r&eacute;former. La formation sacerdotale dans le pays. Dans certains pays, j’ai entendu dire, dans un groupe ou ici une fois — je l’ai entendu une fois — que l’on notait un certain manque de z&egrave;le apostolique dans le clerg&eacute; de la zone non-amazonienne par rapport &agrave; la zone amazonienne.</p> 
<p>Avec le cardinal Filoni, nous avons des difficult&eacute;s, quand une congr&eacute;gation religieuse quitte un vicariat, &agrave; trouver des pr&ecirc;tres de ce pays pour prendre sa place. &laquo;Non, je ne suis pas adapt&eacute; &agrave; cela&raquo;. Et bien, il faut r&eacute;former cela. La formation sacerdotale dans le pays est universelle, et il y a la responsabilit&eacute; de prendre en charge tous les probl&egrave;mes des pays g&eacute;ographiques, disons, de cette conf&eacute;rence &eacute;piscopale. Pour r&eacute;former, le z&egrave;le ne doit pas manquer. Je me souviens que deux personnes ont dit qu’il n’y a sans doute pas un manque de z&egrave;le si important; excusez-moi, il y a un manque de z&egrave;le, plus ou moins important, mais... chez des jeunes religieux, et c’est une chose dont il faut tenir compte. Les jeunes religieux ont une vocation tr&egrave;s grande et il faut les former au z&egrave;le apostolique pour aller dans les territoires de fronti&egrave;re. Il serait bon que dans le programme de formation des religieux, qu’il y ait une exp&eacute;rience d’un an ou plus dans des r&eacute;gions limitrophes. Non seulement, et cela est une suggestion que j’ai re&ccedil;ue par &eacute;crit, mais je le dis &agrave; pr&eacute;sent: que dans le service diplomatique du Saint-Si&egrave;ge, dans le <i> curriculum vitae</i> du service diplomatique, les jeunes pr&ecirc;tres passent au moins un an en terre de mission, mais non pas en faisant leur apprentissage &agrave; la nonciature comme ils le font actuellement, qui est tr&egrave;s utile, mais simplement au service d’un &eacute;v&ecirc;que dans un lieu de mission. Ce point sera examin&eacute;, mais c’est &eacute;galement une r&eacute;forme &agrave; voir. Et la redistribution du clerg&eacute; dans le m&ecirc;me pays. Il a &eacute;t&eacute; dit, en r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une situation particuli&egrave;re, qu’il existe un grand nombre de pr&ecirc;tres de ce pays dans le premier monde, par exemple aux Etats-Unis, en Europe, et il n’y en a pas pour les envoyer dans la r&eacute;gion amazonienne de ce m&ecirc;me pays. Cela devra &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;, mais il faut &ecirc;tre d’accord. Les <i>fidei donum</i> int&eacute;ress&eacute;s... il est vrai que parfois — cela m’est arriv&eacute; quand j’&eacute;tais &eacute;v&ecirc;que dans l’autre dioc&egrave;se — il arrive quelqu’un que tu as envoy&eacute; &eacute;tudier et il te dit qu’il est tomb&eacute; amoureux du lieu et qu’il est rest&eacute; dans ce lieu, et, malgr&eacute; tout ce qu’offre le premier monde, il ne veut pas retourner dans son dioc&egrave;se. Il est clair que pour sauver une vocation, on c&egrave;de. Mais il faut faire tr&egrave;s attention sur ce point et ne pas favoriser. Je remercie les vrais pr&ecirc;tres <i>fidei donum </i>qui viennent en Europe de l’Afrique, de l’Asie et de l’Am&eacute;rique, mais ceux qui sont <i>fidei</i> <i>donum</i> qui restituent ce <i> fidei</i> <i>donum</i> que l’Europe leur a donn&eacute;. Mais ceux qui viennent et restent sont un danger. C’est une chose un peu triste, me disait un &eacute;v&ecirc;que en Italie, qui a trois de ses pr&ecirc;tres qui sont rest&eacute;s et qui ne vont pas c&eacute;l&eacute;brer la Messe dans les villages de montagne s’ils ne re&ccedil;oivent pas d’invitation. C’est une histoire d’ici, de maintenant. Alors, faisons attention &agrave; cela, et faisons preuve de courage en faisant ces r&eacute;formes de redistribution du clerg&eacute; dans le m&ecirc;me pays.</p> 
<p>Et un point de la dimension pastorale a &eacute;t&eacute; celui de la femme. Bien s&ucirc;r la femme: ce que l’on dit dans le document &laquo;n’est pas assez&raquo;, qu’est-ce que la femme? Pour transmettre la foi, pour pr&eacute;server la culture. Je voudrais uniquement souligner cela: que nous ne nous sommes pas encore rendus compte de ce que signifie la femme dans l’Eglise et nous nous limitons &agrave; la partie fonctionnelle, qui est importante, mais qui doit &ecirc;tre dans les conseils... ou dans tout ce qui a &eacute;t&eacute; dit. Mais le r&ocirc;le de la femme dans l’Eglise va bien au-del&agrave; du caract&egrave;re fonctionnel. C’est sur cela qu’il faut continuer de travailler. Bien au-del&agrave;. </p> 
<p>Il a &eacute;galement &eacute;t&eacute; question de r&eacute;organisation, cela a &eacute;t&eacute; fait dans la partie finale du document et j’ai vu, &agrave; travers les votes, que certains n’&eacute;taient pas convaincus. Organisme de service, en suivant le REPAM, faire une sorte de,... que le REPAM ait plus de consistance, une sorte de visage amazonien. Je ne sais pas, de progresser dans l’organisation, progresser dans les semi-conf&eacute;rences &eacute;piscopales, c’est-&agrave;-dire: il y a une conf&eacute;rence &eacute;piscopale dans le pays, mais il y a &eacute;galement une semi-conf&eacute;rence &eacute;piscopale partielle d’une zone, et cela se fait partout. Ici, en Italie, il y a la conf&eacute;rence &eacute;piscopale de Lombardie... C’est-&agrave;-dire qu’il y a des pays qui ont des conf&eacute;rences &eacute;piscopales sectorielles, alors pourquoi les pays de la r&eacute;gion amazonienne ne peuvent-ils pas faire de petites conf&eacute;rences &eacute;piscopales, qui appartiennent &agrave; celle g&eacute;n&eacute;rale, mais qui font leur travail. En organisant cette structure type REPAM, type CELAM, amazonien... En ouvrant, en ouvrant. </p> 
<p>On a parl&eacute; d’une r&eacute;forme des rites, de s’ouvrir aux rites. Cela est de la comp&eacute;tence de la Congr&eacute;gation pour le culte divin, et elle peut le faire en suivant les crit&egrave;res, et je sais qu’elle peut le faire tr&egrave;s bien, et faire les propositions n&eacute;cessaires qu’exige l’inculturation. Mais il fait toujours viser &agrave; aller au-del&agrave;, aller au-del&agrave;. Pas seulement une organisation rituelle, mais &eacute;galement une organisation d’un autre type, ce qu’inspire le Seigneur. Sur les 23 Eglises avec un rite propre qui ont &eacute;t&eacute; mentionn&eacute;es dans le document, et qui ont &eacute;t&eacute; mentionn&eacute;es au moins dans le pr&eacute;-document, je crois que 18, ou m&ecirc;me 19, sont des Eglises <i>sui iuris</i> et ont commenc&eacute; &agrave; partir de peu, en cr&eacute;ant des traditions aussi loin que le Seigneur nous conduira. Il ne faut pas craindre les organisations qui conservent une vie particuli&egrave;re. Toujours avec l’aide de la Sainte M&egrave;re Eglise, M&egrave;re de tous, qu’elle nous guide sur ce chemin afin que nous ne nous s&eacute;parions pas. N’ayez pas peur d’elles.</p> 
<p>Et une contribution &eacute;galement par rapport &agrave; l’organisation de la Curie romaine. Il me semble qu’il faille le faire et je parlerais de la mani&egrave;re dont le faire avec le cardinal Turkson. Ouvrir une section amazonienne au sein du dicast&egrave;re pour le service du d&eacute;veloppement humain int&eacute;gral. De fa&ccedil;on &agrave; ce que, &eacute;tant donn&eacute; qu’il n’a pas de travail, je lui en donne un autre...!</p> 
<p>Je voudrais, en plus de vous remercier, comme je l’ai fait, remercier tous ceux qui ont travaill&eacute; &agrave; l’ext&eacute;rieur, surtout &agrave; l’ext&eacute;rieur de cette salle. Les secr&eacute;taires qui ont aid&eacute;, le secr&eacute;tariat cach&eacute;, les m&eacute;dias, l’&eacute;quipe de diffusion, ceux qui ont pr&eacute;par&eacute; les rencontres et les informations. Le grand travail cach&eacute; qui permet &agrave; quelque chose d’aller de l’avant. La fameuse r&eacute;gie, qui nous a tant aid&eacute;s. A eux aussi vont mes remerciements.</p> 
<p>J’inclus la pr&eacute;sidence du secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral dans le remerciement g&eacute;n&eacute;ral et un remerciement aux moyens de communication — je pensais qu’ils auraient &eacute;t&eacute; pr&eacute;sents ici pour &eacute;couter le vote, &eacute;tant donn&eacute; qu’il est public — pour ce qu’ils ont fait. Merci pour le service qu’ils nous rendent de diffuser le synode. Je leur demande un service: que dans la diffusion qu’ils feront du document final, qu’ils s’arr&ecirc;tent surtout sur les diagnostics, qui sont la partie la plus consistante, qui sont la partie o&ugrave; le synode s’est v&eacute;ritablement exprim&eacute; au mieux: le diagnostic culturel, le diagnostic social, le diagnostic pastoral et le diagnostic &eacute;cologique. Parce que la soci&eacute;t&eacute; doit prendre en charge tout cela. Le danger peut &ecirc;tre que parfois, ils s’arr&ecirc;tent sans doute — c’est un danger, je ne dis pas qu’ils le feront, mais la soci&eacute;t&eacute; le demande — pour voir ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; sur cette question disciplinaire, ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; sur cette autre, quel parti a gagn&eacute; et quel parti a perdu. C’est-&agrave;-dire sur les petites choses disciplinaires qui ont leur importance, mais qui ne feraient pas le bien que ce synode doit faire. Que la soci&eacute;t&eacute; prenne en charge le diagnostic que nous avons fait dans les quatre dimensions. Je demanderais aux m&eacute;dias de faire tout cela. Il y a toujours un groupe de chr&eacute;tiens d’&laquo;&eacute;lite&raquo; qui aiment s’interposer, comme s’il s’agissait de quelque chose d’universel, dans ce type de diagnostic. Dans celles plus petites, ou dans ce type de r&eacute;solution plus disciplinaire intra-eccl&eacute;siastique, je ne dis pas inter-eccl&eacute;sial, intra-&eacute;ccl&eacute;siastique et dire que telle ou telle section a gagn&eacute;. Non, nous avons tous gagn&eacute; avec le diagnostic que nous avons fait et l&agrave; o&ugrave; nous sommes arriv&eacute;s dans les questions pastorales et intra-eccl&eacute;siastiques. Mais que l’on ne nous enferme pas dans cela. En pensant aujourd’hui &agrave; ces &laquo;&eacute;lites&raquo; catholiques, et parfois chr&eacute;tiennes, qui veulent aller &laquo;au petit&raquo;, et qui oublient &laquo;le grand&raquo;, m’est venue &agrave; l’esprit une phrase de Charles P&eacute;guy que je suis all&eacute;e ensuite chercher. J’essaie de bien la traduire, je crois qu’elle peut aider, quand on d&eacute;crit ces petits groupes qui veulent &laquo;la petite chose&raquo; et qui oublient &laquo;la chose&raquo;. &laquo;Parce qu’ils n’ont pas le courage d’&ecirc;tre du monde ils croient qu’ils sont de Dieu. Parce qu’ils n’ont pas le courage d’&ecirc;tre d’un des partis de l’homme ils croient qu’ils sont du parti de Dieu. Parce qu’ils n’aiment personne, ils croient qu’ils aiment Dieu&raquo;. Cela m’a fait tr&egrave;s plaisir que nous ne soyons pas tomb&eacute;s prisonniers de ces groupes s&eacute;lectifs qui ne veulent voir du synode que ce qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; sur tel ou tel point intra-eccl&eacute;siastique, et qui nient le corps du synode que sont les diagnostics que nous avons r&eacute;alis&eacute;s dans les quatre dimensions.</p> 
<p>Merci de tout cœur, pardonnez-moi si j’ai &eacute;t&eacute; p&eacute;tulant et, s’il vous pla&icirc;t, priez pour moi. Merci.</p> Le document se publie avec le r&eacute;sultat des votes, c’est-&agrave;-dire avec le r&eacute;sultat du vote pour chaque num&eacute;ro.&nbsp;&nbsp;]]></description></item><item><title><![CDATA[Audience générale du 23 octobre 2019]]></title><pubDate>Wed, 23 Oct 2019 09:30:00 +0200</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20191023_udienza-generale.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20191023_udienza-generale.html</guid><description><![CDATA[<!-- Tue, 29 Oct 2019 11:28:24 +0100 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS </font></p> 
<p align="center"><font size="4" color="#663300"><b><i>AUDIENCE G&Eacute;N&Eacute;RALE</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Mercredi 23 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center"><b>[<a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/23/udienzagenerale.html">Multim&eacute;dia</a>]</b></p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> </font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, bonjour!</i></p> 
<p>Le livre des Actes des ap&ocirc;tres raconte que saint Paul, apr&egrave;s cette rencontre transformatrice avec J&eacute;sus, est accueilli par l’Eglise de J&eacute;rusalem gr&acirc;ce &agrave; la m&eacute;diation de Barnab&eacute; et commence &agrave; annoncer le Christ. Cependant, &agrave; cause de l’hostilit&eacute; de certains, il est oblig&eacute; de s’inStaller &agrave; Tarse, sa ville natale, o&ugrave; Barnab&eacute; le rejoint pour le faire participer au long <i>voyage de la Parole de Dieu.</i> On peut dire que le livre des Actes des ap&ocirc;tres, que nous commentons dans ces cat&eacute;ch&egrave;ses, est le livre du long voyage de la Parole de Dieu: la Parole de Dieu doit &ecirc;tre annonc&eacute;e, et annonc&eacute;e partout. Ce voyage commence &agrave; la suite d’une forte pers&eacute;cution (cf. Ac 11, 19); mais celle-ci, au lieu de provoquer un temps d’arr&ecirc;t &agrave; l’&eacute;vang&eacute;lisation, devient une opportunit&eacute; pour &eacute;largir le champ o&ugrave; r&eacute;pandre la bonne semence de la Parole. Les chr&eacute;tiens ne s’effraient pas. Ils doivent fuir, mais ils fuient avec la Parole, et ils r&eacute;pandent la Parole un peu partout.</p> 
<p>Paul et Barnab&eacute; arrivent d’abord &agrave; Antioche de Syrie, o&ugrave; ils s’arr&ecirc;tent une ann&eacute;e enti&egrave;re pour enseigner et aider la communaut&eacute; &agrave; planter ses racines (cf. Ac 11, 26). Ils annon&ccedil;aient &agrave; la communaut&eacute; h&eacute;bra&iuml;que, aux juifs. Antioche devient ainsi le centre de propulsion missionnaire, gr&acirc;ce &agrave; la pr&eacute;dication avec laquelle les deux &eacute;vang&eacute;lisateurs — Paul et Barnab&eacute; — marquent le cœur des croyants, qui l&agrave;-bas, &agrave; Antioche, sont appel&eacute;s pour la premi&egrave;re fois &laquo;chr&eacute;tiens&raquo; (cf. Ac 11, 26).</p> 
<p>Le Livre des Actes fait ressortir la nature de l’Eglise, qui n’est pas une forteresse, mais une tente capable d’&eacute;largir son espace (cf. Is 54, 2) et de laisser libre acc&egrave;s &agrave; tous. L’Eglise est &laquo;en sortie&raquo;, ou bien elle n’est pas Eglise; elle est en chemin en &eacute;largissant toujours son espace, ou bien elle n’est pas Eglise. &laquo;Une Eglise avec les portes ouvertes&raquo; (Exhort. ap. <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html#5._Une_m&egrave;re_au_cœur_ouvert"> <i>Evangelii gaudium</i>, n. 46</a>), toujours avec les portes ouvertes. Quand je vois certaines petites &eacute;glises ici, dans cette ville, ou quand je les voyais dans l’autre dioc&egrave;se dont je viens, avec les portes ferm&eacute;es, c’est un mauvais signe. Les &eacute;glises doivent toujours avoir les portes ouvertes, car c’est le symbole de ce qu’est une &eacute;glise: toujours ouverte. L’Eglise est &laquo;appel&eacute;e &agrave; &ecirc;tre toujours la maison ouverte du P&egrave;re. [...] De sorte que, si quelqu’un veut suivre une motion de l’Esprit et s’approcher pour chercher Dieu, il ne rencontre pas la froideur d’une porte close&raquo; (<a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html#5._Une_m&egrave;re_au_cœur_ouvert"><i>ibid.</i>, n. 47</a>).</p> 
<p>Mais cette nouveaut&eacute; des <i>portes ouvertes</i> &agrave; qui? Aux pa&iuml;ens, car les ap&ocirc;tres pr&ecirc;chaient aux juifs, mais les pa&iuml;ens sont venus eux aussi frapper &agrave; la porte de l’Eglise; et cette nouveaut&eacute; des portes ouvertes aux pa&iuml;ens d&eacute;cha&icirc;ne une controverse tr&egrave;s anim&eacute;e. Certains juifs affirment la n&eacute;cessit&eacute; de devenir juifs au moyen de la circoncision pour se sauver, et ensuite recevoir le bapt&ecirc;me. Il disent: &laquo;Si vous ne vous faites pas circoncire suivant l’usage qui vient de Mo&iuml;se, vous ne pouvez &ecirc;tre sauv&eacute;s&raquo; (Ac 15, 1), c’est-&agrave;-dire vous ne pouvez pas ensuite recevoir le bapt&ecirc;me. D’abord le rite juif et ensuite le bapt&ecirc;me: c’&eacute;tait leur position. Et pour r&eacute;soudre la question, Paul et Barnab&eacute; consultent le conseil des ap&ocirc;tres et des anciens &agrave; J&eacute;rusalem, et a lieu ce qui est consid&eacute;r&eacute; comme le premier concile de l’histoire de l’Eglise, appel&eacute; <i>le concile </i>ou<i> assembl&eacute;e de J&eacute;rusalem</i>, auquel Paul fait r&eacute;f&eacute;rence dans la Lettre aux Galates (2, 1-10).</p> 
<p>Une question th&eacute;ologique, spirituelle et disciplinaire tr&egrave;s d&eacute;licate est affront&eacute;e: c’est-&agrave;-dire <i>le rapport entre la foi dans le Christ et l’observance de la Loi de Mo&iuml;se</i>. Les discours de Pierre et Jacques, &laquo;piliers&raquo; de l’Eglise-m&egrave;re (cf. Ac 15, 7-21; Ga 2, 9) sont d&eacute;cisifs au cours de l’assembl&eacute;e. Ils invitent &agrave; ne pas imposer la circoncision aux pa&iuml;ens, mais &agrave; leur demander seulement de rejeter l’idol&acirc;trie et toutes ses expressions. De la discussion na&icirc;t le chemin commun, et cette d&eacute;cision est ratifi&eacute;e par la <i> lettre apostolique</i> envoy&eacute;e &agrave; Antioche.</p> 
<p>L’assembl&eacute;e de J&eacute;rusalem nous offre une lumi&egrave;re importante sur les modalit&eacute;s selon lesquelles affronter les divergences et rechercher la &laquo;v&eacute;rit&eacute; dans la charit&eacute;&raquo; (Ep 4, 15). Elle nous rappelle que la m&eacute;thode eccl&eacute;siale pour la r&eacute;solution des conflits se base sur le dialogue fait d’&eacute;coute attentive et patiente et sur le discernement accompli &agrave; la lumi&egrave;re de l’Esprit. En effet, c’est l’Esprit qui aide &agrave; d&eacute;passer les fermetures et les tensions et qui travaille dans les cœurs pour qu’ils parviennent, dans la v&eacute;rit&eacute; et dans le bien, &agrave; l’unit&eacute;. Ce texte nous aide &agrave; comprendre la synodalit&eacute;. Il est int&eacute;ressant de voir comment ils r&eacute;digent la lettre: les ap&ocirc;tres commencent en disant: &laquo;L’Esprit Saint et nous <i> pensons </i>que…&raquo;. C’est pr&eacute;cis&eacute;ment la synodalit&eacute;, la pr&eacute;sence de l’Esprit Saint, autrement ce n’est pas la synodalit&eacute;, c’est un parloir, un parlement, autre chose…</p> 
<p>Demandons au Seigneur de renforcer chez tous les chr&eacute;tiens, en particulier chez les &eacute;v&ecirc;ques et chez les pr&ecirc;tres, le d&eacute;sir et la responsabilit&eacute; de la communion. Qu’il nous aide &agrave; vivre le dialogue, l’&eacute;coute et la rencontre avec nos fr&egrave;res dans la foi et ceux qui sont loin, pour go&ucirc;ter et manifester la f&eacute;condit&eacute; de l’Eglise, appel&eacute;e &agrave; &ecirc;tre &agrave; chaque &eacute;poque la &laquo;m&egrave;re joyeuse&raquo; de nombreux enfants (cf. Ps 113, 9).</p> 
<hr color="#C0C0C0" width="70%" size="1" align="center" /> 
<p>Je salue cordialement les personnes de langue fran&ccedil;aise, en particulier les p&egrave;lerins du dioc&egrave;se de S&eacute;ez, accompagn&eacute;s par Monseigneur Habert,&nbsp;et ceux du dioc&egrave;se de Coutances, avec Monseigneur Le Boulc’h&nbsp;; les directeurs de l’enseignement catholique de Vend&eacute;e avec Monseigneur Jacolin et ceux du dioc&egrave;se du Mans avec Monseigneur Le Saux&nbsp;; les confirm&eacute;s du dioc&egrave;se de Bayeux-Lisieux avec Monseigneur Boulanger&nbsp;; les lyc&eacute;ens du dioc&egrave;se de Saint Etienne, avec Monseigneur Bataille. Demandons au Seigneur de vivre entre chr&eacute;tiens le dialogue, l’&eacute;coute et la rencontre afin de manifester au monde la f&eacute;condit&eacute; de l’Eglise appel&eacute;e &agrave; &ecirc;tre la m&egrave;re d’une multitude de fils. Que Dieu vous b&eacute;nisse&nbsp;! </p> 
<font color="#663300"> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /></font> 
<p align="center">APPEL POUR LE CHILI</p> 
<p>Je suis avec pr&eacute;occupation les &eacute;v&eacute;nements qui ont lieu au Chili. Je souhaite que, mettant fin aux violentes manifestations, on œuvre &agrave; travers le dialogue pour trouver des solutions &agrave; la crise et faire face aux difficult&eacute;s qui l’ont engendr&eacute;e, pour le bien de la population tout enti&egrave;re.</p> 
<p>&nbsp;</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Angélus, 20 octobre 2019]]></title><pubDate>Sun, 20 Oct 2019 12:00:00 +0200</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191020.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191020.html</guid><description><![CDATA[<!-- Mon, 21 Oct 2019 12:17:17 +0200 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS</font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><b><i><font size="4">ANG&Eacute;LUS</font></i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Place Saint-Pierre<br /> Dimanche 20 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/20/angelus.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> </font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, bonjour!</i></p> 
<p>La deuxi&egrave;me lecture de la liturgie d’aujourd’hui nous propose l’exhortation que l’ap&ocirc;tre Paul adresse &agrave; son fid&egrave;le collaborateur Timoth&eacute;e: &laquo;<i>Proclame la parole</i>, insiste &agrave; temps et &agrave; contretemps, r&eacute;fute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire&raquo; (2 Tm 4, 2). Le ton est pressant: Timoth&eacute;e doit se sentir responsable de l’annonce de la Parole.</p> 
<p>La <i> <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/20/messa-giornatamissionaria.html">journ&eacute;e missionnaire mondiale</a></i>, qui est c&eacute;l&eacute;br&eacute;e aujourd’hui, est une occasion propice pour chaque baptis&eacute; de prendre davantage conscience de la n&eacute;cessit&eacute; de coop&eacute;rer &agrave; l’annonce de la Parole, &agrave; l’annonce du&nbsp; Royaume de Dieu &agrave; travers un engagement renouvel&eacute;. Le Pape <a href="http://w2.vatican.va/content/benedict-xv/fr.html">Beno&icirc;t XV</a>, il y a un cent ans, pour donner un nouvel &eacute;lan &agrave; la responsabilit&eacute; missionnaire de toute l’Eglise, promulgua la lettre apostolique <i> <a href="https://w2.vatican.va/content/benedict-xv/fr/apost_letters/documents/hf_ben-xv_apl_19191130_maximum-illud.html">Maximum illud</a></i>. Il sentit la n&eacute;cessit&eacute; de requalifier &eacute;vang&eacute;liquement la mission dans le monde, pour qu’elle soit purifi&eacute;e de tout r&eacute;sidu colonialiste et lib&eacute;r&eacute;e des conditionnements des politiques expansionnistes des nations europ&eacute;ennes.</p> 
<p>Dans le contexte diff&eacute;rent d’aujourd’hui, le message de Beno&icirc;t XV est encore actuel et incite &agrave; d&eacute;passer la tentation de toute fermeture auto-r&eacute;f&eacute;rentielle et de toute forme de pessimisme pastoral, pour nous ouvrir &agrave; la nouveaut&eacute; joyeuse de l’Evangile. A notre &eacute;poque,&nbsp; marqu&eacute;e par une mondialisation qui devrait &ecirc;tre solidaire et respectueuse des particularit&eacute;s des peuples, mais qui, en revanche, souffre encore de l’homologation et des vieux conflits de pouvoir qui alimentent les guerres et ruinent la plan&egrave;te, les croyants sont appel&eacute;s &agrave; apporter partout, avec un nouvel &eacute;lan, la bonne nouvelle qu’en J&eacute;sus, la mis&eacute;ricorde vainc le p&eacute;ch&eacute;, l’esp&eacute;rance vainc la peur, la fraternit&eacute; vainc l’hostilit&eacute;. Le Christ est notre paix et en Lui toute division est d&eacute;pass&eacute;e, c’est seulement en Lui que r&eacute;side le salut de chaque homme et de chaque peuple.</p> 
<p>Pour vivre la mission en pl&eacute;nitude, il y a une condition indispensable: <i>la pri&egrave;re</i>, une pri&egrave;re fervente et incessante, selon l’enseignement de J&eacute;sus proclam&eacute; &eacute;galement&nbsp; dans l’Evangile d’aujourd’hui, o&ugrave; il raconte une parabole &laquo;sur la n&eacute;cessit&eacute; de&nbsp; prier sans cesse et de ne pas se d&eacute;courager&raquo; (cf. Lc 18, 1). La pri&egrave;re est le premier soutien du peuple de Dieu pour les missionnaires, riche d’affection et de gratitude pour leur t&acirc;che difficile d’annoncer et de donner la lumi&egrave;re et la gr&acirc;ce de l’Evangile &agrave; ceux qui ne l’ont pas encore re&ccedil;ue. C’est aussi une belle occasion pour nous demander aujourd’hui: est-ce que je prie pour les missionnaires? Est-ce que je prie pour ceux qui vont loin pour apporter la Parole de Dieu &agrave; travers leur t&eacute;moignage? Pensons-y.</p> 
<p>Que Marie, M&egrave;re de toutes les nations, accompagne et prot&egrave;ge chaque jour les missionnaires de l’Evangile.</p> 
<p>&nbsp;</p> 
<hr color="#C0C0C0" size="1" width="75%" /> 
<p><b>&Agrave; l'issue de l'Ang&eacute;lus</b></p> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, </i></p> 
<p>hier, &agrave; Crema, le martyr Alfredo Cremonesi, pr&ecirc;tre missionnaire de l’institut pontifical des missions &eacute;trang&egrave;res, a &eacute;t&eacute; b&eacute;atifi&eacute;. Tu&eacute; en Birmanie en 1953, il fut un ap&ocirc;tre de paix inlassable et un t&eacute;moin z&eacute;l&eacute; de l’Evangile, jusqu’&agrave; l’effusion du sang. Que son exemple nous pousse &agrave; &ecirc;tre des artisans de fraternit&eacute; et des missionnaires courageux dans chaque milieu; que son intercession soutienne tous ceux qui se donnent du mal aujourd’hui pour apporter l’Evangile dans le monde. Applaudissons tous ensemble le bienheureux Alfredo!</p> 
<p>Et &agrave; pr&eacute;sent je souhaite&nbsp; une bienvenue cordiale &agrave; vous tous, p&egrave;lerins provenant d’Italie et de divers pays. Je salue et je b&eacute;nis en particulier avec affection la communaut&eacute; p&eacute;ruvienne de Rome, ici rassembl&eacute;e avec la repr&eacute;sentation v&eacute;n&eacute;r&eacute;e du Seigneur des miracles (<i>Se&ntilde;or de los Milagros</i>) — qu’ils gardent toujours la foi et les traditions de leur&nbsp; peuple! —; les sœurs infirmi&egrave;res de l’Addolorata qui ont c&eacute;l&eacute;br&eacute; leur chapitre g&eacute;n&eacute;ral; les participants &agrave; la marche &laquo;Restons humains&raquo;, qui ces derniers mois a parcouru des villes et des territoires de l’Italie pour promouvoir une confrontation constructive sur les th&egrave;mes de l’inclusion et de l’accueil. Merci pour cette belle initiative!</p> 
<p>J’adresse une pens&eacute;e sp&eacute;ciale aux jeunes de l’Action catholique, venus&nbsp; avec leurs &eacute;ducateurs de tous les dioc&egrave;ses italiens, &agrave; l’occasion des 50 ans de l’ACR. Chers jeunes gar&ccedil;ons et filles, vous &ecirc;tes protagonistes de l’&eacute;vang&eacute;lisation, en particulier parmi vos camarades. L’Eglise a confiance en vous; continuez avec joie et g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;!</p> 
<p>Je souhaite &agrave; tous un bon dimanche. S’il vous pla&icirc;t, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon d&eacute;jeuner et au revoir.</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Messe pour la Journée mondiale missionnaire (20 octobre 2019)]]></title><pubDate>Sun, 20 Oct 2019 10:00:00 +0200</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191020_omelia-giornatamissionaria.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191020_omelia-giornatamissionaria.html</guid><description><![CDATA[<!-- Sun, 20 Oct 2019 12:45:42 +0200 --> <p class="MsoNormal" align="center"><font color="#663300"> <a href="http://www.vatican.va/news_services/liturgy/libretti/2019/20191020-libretto-giornata-mondiale-missionaria.pdf">MESSE POUR LA JOURN&Eacute;E MONDIALE MISSIONNAIRE</a></font> </p>
<p align="center"><font color="#663300"><b>CHAPELLE PAPALE</b></font></p> 
<p align="center"><font size="4" color="#663300"><b><i>HOM&Eacute;LIE DU SAINT-P&Egrave;RE FRAN&Ccedil;OIS</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Basilique vaticane <br />XXIXe Dimanche du Temps ordinaire, 20 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/20/messa-giornatamissionaria.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /></font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p>Je voudrais recueillir trois mots dans les lectures que nous avons entendues&nbsp;: un nom, un verbe et un adjectif. Le nom est la <i>montagne</i>&nbsp;: Isa&iuml;e en parle lorsqu’il proph&eacute;tise une montagne du Seigneur, plus haute que les collines, vers laquelle toutes les nations afflueront (cf. <i>Is</i> 2,2). La montagne revient dans l’Evangile, puisque J&eacute;sus, apr&egrave;s sa r&eacute;surrection, indique aux disciples, comme lieu de rencontre, une montagne de Galil&eacute;e, cette Galil&eacute;e habit&eacute;e par de nombreux peuples diff&eacute;rents, la &laquo;&nbsp;Galil&eacute;e des nations&nbsp;&raquo; (cf. <i>Mt</i> 4, 15). Il semble, finalement, que la montagne soit le lieu o&ugrave; Dieu aime donner rendez-vous &agrave; l’humanit&eacute; enti&egrave;re. Elle est le lieu de la rencontre avec nous, comme le montre la Bible, du Sina&iuml; au Carmel jusqu’&agrave; J&eacute;sus qui a proclam&eacute; les B&eacute;atitudes sur la montagne, qui s’est transfigur&eacute; sur le mont Thabor, qui a donn&eacute; sa vie sur le Calvaire et qui est mont&eacute; aux cieux du Mont des Oliviers. La montagne, lieu des grandes rencontres entre Dieu et l’homme, c’est aussi l’endroit o&ugrave; J&eacute;sus reste des heures et des heures en pri&egrave;re (cf. <i>Mc</i> 6, 46), unissant la terre et le ciel, nous, ses fr&egrave;res, au P&egrave;re.</p> 
<p>La montagne, que dit-elle, &agrave; nous&nbsp;? Que nous sommes appel&eacute;s &agrave; nous approcher de Dieu et des autres&nbsp;: de Dieu, le Tr&egrave;s Haut, dans le silence, dans la pri&egrave;re, en prenant distance des bavardages et des comm&eacute;rages qui polluent. Mais approcher aussi des autres, que l’on voit d’un autre point de vue, de la montagne, le point de vue de Dieu qui appelle tous les peuples&nbsp;: de haut, les autres sont vus dans leur ensemble, et l’on d&eacute;couvre que l’harmonie de la beaut&eacute; est donn&eacute;e seulement &agrave; tout l’ensemble. La montagne nous rappelle que les fr&egrave;res et les sœurs ne doivent pas &ecirc;tre s&eacute;lectionn&eacute;s mais embrass&eacute;s, avec le regard et surtout avec la vie. La montagne lie Dieu et les fr&egrave;res dans un unique embrassement, celui de la pri&egrave;re. La montagne nous conduit en haut, loin de tant de choses mat&eacute;rielles qui passent&nbsp;; elle nous invite &agrave; red&eacute;couvrir l’essentiel, c’est &agrave; dire ce qui demeure&nbsp;: Dieu et les fr&egrave;res. La mission commence sur la montagne&nbsp;: on y d&eacute;couvre ce qui compte. Au cœur de ce mois missionnaire, demandons-nous&nbsp;: qu’est-ce qui compte pour moi dans la vie&nbsp;? Quels sont les sommets que je vise&nbsp;?</p> 
<p>Un verbe accompagne le nom montagne&nbsp;: <i>monter</i>. Isa&iuml;e nous exhorte&nbsp;: &laquo;&nbsp;Venez, <i>montons</i> &agrave; la montagne du Seigneur&nbsp;&raquo; (2, 3). Nous ne sommes pas n&eacute;s pour rester &agrave; terre, pour nous contenter de choses basses, nous sommes n&eacute;s pour rejoindre les hauteurs, pour rencontrer Dieu et les fr&egrave;res. Mais, pour cela, il faut monter&nbsp;: il faut quitter une vie horizontale, lutter contre la force de gravit&eacute; de l’&eacute;go&iuml;sme, accomplir un exode de soi-m&ecirc;me. Or monter est fatiguant, mais c’est l’unique moyen pour tout voir mieux, comme lorsqu’on va en montagne et que l’on aper&ccedil;oit, seulement au sommet, le plus beau panorama et que l’on comprend qu’on ne pouvait pas le conqu&eacute;rir sinon par ce chemin toujours en mont&eacute;e.</p> 
<p>Et, de m&ecirc;me qu’en montagne on ne peut pas bien monter si l’on est alourdi par des affaires, de m&ecirc;me, dans la vie, il faut s’all&eacute;ger de ce qui est inutile. C’est aussi le secret de la mission&nbsp;: pour partir il faut quitter, pour <i> annoncer</i> il faut <i>renoncer</i>. L’annonce cr&eacute;dible n’est pas faite de belles paroles, mais d’une bonne vie : une vie de service, qui sait renoncer &agrave; beaucoup de choses mat&eacute;rielles qui r&eacute;tr&eacute;cissent le cœur, qui rendent indiff&eacute;rents et referment en soi-m&ecirc;me&nbsp;; une vie qui se d&eacute;tache des choses inutiles qui monopolisent le cœur, et qui trouve du temps pour Dieu et pour les autres. Nous pouvons nous demander&nbsp;: o&ugrave; en est mon ascension&nbsp;? Est-ce que je sais renoncer aux lourds et inutiles bagages de la mondanit&eacute; pour gravir la montagne du Seigneur&nbsp;? Ma route est-elle une mont&eacute;e, une escalade&nbsp;? </p> 
<p>Si la montagne nous rappelle ce qui compte – Dieu et les fr&egrave;res&nbsp;-, et le verbe monter comment y arriver, un troisi&egrave;me mot r&eacute;sonne aujourd’hui plus fortement. C’est l’adjectif <i>tous</i>, qui domine dans les lectures&nbsp;: &laquo;&nbsp;<i>toutes</i> les nations&nbsp;&raquo;, disait Isa&iuml;e (2, 2)&nbsp;; &laquo;&nbsp;<i>tous</i> les peuples&nbsp;&raquo;, avons-nous r&eacute;p&eacute;t&eacute; dans le Psaume&nbsp;; Dieu veut que &laquo;&nbsp;<i>tous</i> les hommes soient sauv&eacute;s&nbsp;&raquo;, &eacute;crit Paul (<i>1Tm</i> 2, 4)&nbsp;; &laquo;&nbsp;De <i>toutes</i> les nations faites des disciples&nbsp;&raquo;, demande J&eacute;sus dans l’Evangile (<i>Mt</i> 28, 19). Le Seigneur s’obstine &agrave; r&eacute;p&eacute;ter ce <i>tous</i>. Il sait que nous, nous sommes obstin&eacute;s &agrave; r&eacute;p&eacute;ter “mon” et “notre”&nbsp;: mes affaires, notre nation, notre communaut&eacute;…, et lui, il ne se lasse pas de r&eacute;p&eacute;ter&nbsp;: “tous”. Tous, parce que personne n’est exclu de son cœur, de son salut&nbsp;; tous, pour que notre cœur aille au-del&agrave; des douanes humaines, au-del&agrave; des particularismes fond&eacute;s sur les &eacute;go&iuml;smes qui ne plaisent pas &agrave; Dieu. Tous, parce que chacun est un tr&eacute;sor pr&eacute;cieux, et le sens de la vie c’est de donner aux autres ce tr&eacute;sor. Voil&agrave; la mission&nbsp;: gravir la montagne afin de prier pour tous, et descendre de la montagne afin de se donner &agrave; tous.</p> 
<p>Monter et descendre&nbsp;: le chr&eacute;tien est ainsi toujours en mouvement, en sortie. <i> Allez</i> est en effet l’imp&eacute;ratif de J&eacute;sus dans l’Evangile. Tous les jours, nous croisons beaucoup de personnes, mais – nous pouvons nous demander – est-ce que nous allons &agrave; la rencontre de ces personnes que nous rencontrons&nbsp;? Faisons-nous n&ocirc;tre l’invitation de J&eacute;sus, ou bien nous en tenons-nous &agrave; nos affaires&nbsp;? Tous attendent quelque chose des autres, mais le chr&eacute;tien <i>va</i> vers les autres. Le t&eacute;moin de J&eacute;sus n’est jamais en cr&eacute;dit de reconnaissance de la part des autres, mais en d&eacute;bit d’amour envers celui qui ne conna&icirc;t pas le Seigneur. Le t&eacute;moin de J&eacute;sus va &agrave; la rencontre de chacun, pas seulement des siens, de son petit groupe. J&eacute;sus te dit &agrave; toi aussi&nbsp;: “Va, ne perds pas l’occasion de t&eacute;moigner&nbsp;!”. Fr&egrave;re, sœur, le Seigneur attend de toi ce t&eacute;moignage que personne ne peut donner &agrave; ta place. &laquo;&nbsp;Puisses-tu reconna&icirc;tre quelle est cette parole, ce message de J&eacute;sus que Dieu veut d&eacute;livrer au monde par ta vie ! […] ainsi ta belle mission ne sera pas compromise&nbsp;&raquo; (Exhort. ap. <i> <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20180319_gaudete-et-exsultate.html#24">Gaudete et exsultate</a></i>, n. 24).</p> 
<p>Quelles instructions le Seigneur nous donne-t-il pour aller vers tous les autres&nbsp;? Une seule, tr&egrave;s simple&nbsp;: <i>faites des disciples</i>. Mais, attention&nbsp;: des disciples &agrave; lui, pas &agrave; nous. L’Eglise annonce bien seulement si elle vit en disciple. Et le disciple suit tous les jours le Ma&icirc;tre, et il partage avec les autres la joie d’&ecirc;tre disciple. Non pas en conqu&eacute;rant, en obligeant, en faisant du pros&eacute;lytisme, mais en <i>t&eacute;moignant</i>, en se mettant au m&ecirc;me niveau, disciple avec des disciples, en offrant avec amour cet amour que nous avons re&ccedil;u. C’est cela la mission&nbsp;: donner de l’air pur, de haute altitude, &agrave; celui qui vit plong&eacute; dans la pollution du monde&nbsp;; porter &agrave; la terre cette paix qui nous remplit de joie chaque fois que nous rencontrons J&eacute;sus sur la montagne, dans la pri&egrave;re&nbsp;; montrer par la vie, et aussi avec des mots, que Dieu aime chacun et ne se fatigue jamais de personne.</p> 
<p>Chers fr&egrave;res et sœurs, chacun de nous a, chacun de nous &laquo;&nbsp;est une mission sur cette terre&nbsp;&raquo; (Exhort. ap. <i> <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html#Le_plaisir_spirituel_d’&ecirc;tre_un_peuple">Evangelii gaudium</a></i>, n. 273). Nous sommes ici pour t&eacute;moigner, b&eacute;nir, consoler, relever, transmettre la beaut&eacute; de J&eacute;sus. Courage, il attend beaucoup de toi&nbsp;! Le Seigneur &eacute;prouve une sorte d’angoisse pour ceux qui ne savent pas encore qu’ils sont des enfants aim&eacute;s du P&egrave;re, des fr&egrave;res pour lesquels il a donn&eacute; sa vie et l’Esprit Saint. Veux-tu apaiser l’angoisse de J&eacute;sus&nbsp;? Va avec amour vers chacun, parce que ta vie est une mission pr&eacute;cieuse&nbsp;: elle n’est pas un poids &agrave; supporter, mais un don &agrave; offrir. Courage, sans peur&nbsp;: allons vers chacun&nbsp;!</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Message pour la Journée mondiale de l'Alimentation 2019 (16 octobre 2019)]]></title><pubDate>Wed, 16 Oct 2019 10:00:00 +0200</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/food/documents/papa-francesco_20191016_messaggio-giornata-alimentazione.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/messages/food/documents/papa-francesco_20191016_messaggio-giornata-alimentazione.html</guid><description><![CDATA[<!-- Wed, 16 Oct 2019 09:49:40 +0200 --> <p align="center"><font size="4" color="#663300"><b><i>MESSAGE DU PAPE FRAN&Ccedil;OIS<br /> POUR LA JOURN&Eacute;E MONDIALE DE L'ALIMENTATION 2019</i></b></font></p> 
<p>&nbsp;</p> 
<p><i>A Son Excellence<br /> Monsieur Qu Dongyu<b><br /> </b>Directeur G&eacute;n&eacute;ral de la FAO</i></p> 
<p>La <i>Journ&eacute;e Mondiale de l’Alimentation </i>fait &eacute;cho tous les ans au cri de nos fr&egrave;res si nombreux qui continuent &agrave; souffrir des trag&eacute;dies de la faim et de la malnutrition. En effet, malgr&eacute; les efforts accomplis au cours de ces derni&egrave;res d&eacute;cennies, l’<i>Agenda 2030 pour le d&eacute;veloppement durable </i>demeure un programme &agrave; r&eacute;aliser dans plusieurs r&eacute;gions du monde. Pour r&eacute;pondre &agrave; ce cri de l’humanit&eacute;, le th&egrave;me propos&eacute; cette ann&eacute;e par la FAO&nbsp;: “<i>Agir pour l’avenir. Une alimentation saine pour un monde #FaimZ&eacute;ro</i>”, met en &eacute;vidence la distorsion du bin&ocirc;me nourriture-nutrition.</p> 
<p>Nous voyons comment la nourriture cesse d’&ecirc;tre un moyen de subsistance pour devenir un moyen de destruction personnelle. Ainsi, devant les 820 millions de personnes affam&eacute;es, nous avons sur l’autre plateau de la balance pratiquement 700 millions de personnes en surpoids, victimes d’habitudes alimentaires mauvaises. Ces derniers ne sont plus simplement des symboles du r&eacute;gime alimentaire des “peuples de l’opulence” (cf. Paul VI, Enc. <i> <a href="http://w2.vatican.va/content/paul-vi/fr/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_26031967_populorum.html">Populorum progressio</a></i>, n. 3), mais on les rencontre aussi dans les pays &agrave; faible revenu, o&ugrave; on continue &agrave; manger peu et mal, en copiant des mod&egrave;les alimentaires des r&eacute;gions d&eacute;velopp&eacute;es. A cause de la mauvaise alimentation, les pathologies li&eacute;es &agrave; l’opulence peuvent provenir, soit d’un d&eacute;s&eacute;quilibre “par exc&egrave;s”, dont les effets sont souvent le diab&egrave;te, les maladies cardiovasculaires et d’autres formes de maladies d&eacute;g&eacute;n&eacute;ratives, soit d’un d&eacute;s&eacute;quilibre “par d&eacute;faut”, enregistr&eacute; par le nombre croissant des morts par anorexie et par boulimie. </p> 
<p>Une conversion de notre mani&egrave;re d’agir est donc n&eacute;cessaire, et la nutrition est un important point de d&eacute;part. Nous vivons gr&acirc;ce aux fruits de la cr&eacute;ation (cf. <i>Ps</i> 65, 10-14&nbsp;; 104, 27-28) et ceux-ci ne peuvent pas &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s simplement comme un objet d’usage et de domination. C’est pourquoi les troubles alimentaires peuvent &ecirc;tre combattus seulement en ayant des styles de vie inspir&eacute;s par une vision reconnaissante pour ce qui nous est donn&eacute;, en cultivant la temp&eacute;rance, la mod&eacute;ration, l’abstinence, la ma&icirc;trise de soi et la solidarit&eacute;&nbsp;: des vertus qui ont accompagn&eacute; l’histoire de l’homme. Il s’agit de retourner &agrave; la simplicit&eacute; et &agrave; la sobri&eacute;t&eacute; et de vivre chaque moment de l’existence en &eacute;tant attentif aux besoins de l’autre. Ainsi nous pourrons consolider nos liens dans une fraternit&eacute; qui vise le bien commun et &eacute;vite l’individualisme et l’&eacute;gocentrisme qui ne provoquent que la faim et l’in&eacute;galit&eacute; sociale. Un style de vie qui nous permettra de cultiver un rapport sain avec nous-m&ecirc;mes, avec nos fr&egrave;res et avec l’environnement dans lequel nous vivons.</p> 
<p>Pour l’adoption de ce mode de vie, la famille joue un r&ocirc;le principal, et pour cela, la FAO a d&eacute;di&eacute; une particuli&egrave;re attention &agrave; la protection de la famille rurale et &agrave; la promotion de l’agriculture familiale. Dans le cadre familial, et gr&acirc;ce &agrave; la sensibilit&eacute; f&eacute;minine et maternelle, on apprend &agrave; jouir des fruits de la terre sans en abuser et on d&eacute;couvre les meilleurs instruments pour diffuser des styles de vie respectueux du bien personnel et collectif.</p> 
<p>D’autre part, l’actuelle interd&eacute;pendance entre les nations peut aider &agrave; laisser de c&ocirc;t&eacute; les int&eacute;r&ecirc;ts particuliers et &agrave; favoriser la confiance ainsi que la relation d’amiti&eacute; entre les peuples (cf. <i> <a href="http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html">Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise</a></i>, n. 482). Je souhaite que le th&egrave;me de cette ann&eacute;e nous aide &agrave; ne pas oublier qu’il y a des gens qui s’alimentent encore de fa&ccedil;on peu saine. Il est cruel, injuste et paradoxal que, de nos jours, il y ait de la nourriture pour tous et que tout le monde ne puisse pas y acc&eacute;der&nbsp;; ou bien qu’il y ait des r&eacute;gions du monde o&ugrave; la nourriture est gaspill&eacute;e, jet&eacute;e, consomm&eacute;e en exc&egrave;s, ou bien destin&eacute;e &agrave; d’autres fins qui ne sont pas alimentaires. Pour sortir de cette spirale, il faudrait promouvoir &laquo;&nbsp;les institutions &eacute;conomiques ainsi que les programmes sociaux qui permettraient aux plus pauvres d’acc&eacute;der r&eacute;guli&egrave;rement aux ressources de base&nbsp;&raquo; (Enc. <i> <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html#109.">Laudato si’</a></i>, n. 109).</p> 
<p>La lutte contre la faim et la malnutrition ne cessera pas tant que pr&eacute;vaudra exclusivement la logique du march&eacute; et que l’on cherchera seulement le profit &agrave; tout prix, en r&eacute;duisant la nourriture &agrave; un simple produit de commerce, sujet &agrave; la sp&eacute;culation financi&egrave;re, et en en faussant la valeur culturelle, sociale et fortement symbolique. La premi&egrave;re pr&eacute;occupation doit toujours &ecirc;tre la personne humaine, sp&eacute;cialement celle qui manque de nourriture quotidienne et qui a du mal &agrave; assumer des relations familiales et sociales (cf. <i> <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html">ibid</a></i>., nn. <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html#112.">112</a>-<a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html#113.">113</a>). Quand la personne humaine sera mise &agrave; la place qui lui revient, alors les op&eacute;rations d’aide humanitaire et les programmes de d&eacute;veloppement auront un plus grand impact et donneront les r&eacute;sultats escompt&eacute;s. Nous ne pouvons pas oublier que ce que nous accumulons et gaspillons est le pain des pauvres.</p> 
<p>Monsieur le Directeur G&eacute;n&eacute;ral, ce sont l&agrave; quelques r&eacute;flexions que je d&eacute;sire partager avec vous &agrave; l’occasion de cette Journ&eacute;e, tout en demandant &agrave; Dieu de b&eacute;nir chacun d’entre vous et de rendre fructueux votre travail, de mani&egrave;re &agrave; ce que croisse constamment la paix au service du progr&egrave;s authentique et int&eacute;gral de toute la famille humaine.</p> 
<p align="center"><b>FRAN&Ccedil;OIS</b></p> 
<p>&nbsp;</p> 
<p><i>Du Vatican, le 16 octobre 2019</i></p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Audience générale du 16 octobre 2019]]></title><pubDate>Wed, 16 Oct 2019 09:30:00 +0200</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20191016_udienza-generale.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2019/documents/papa-francesco_20191016_udienza-generale.html</guid><description><![CDATA[<!-- Tue, 22 Oct 2019 15:36:10 +0200 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS </font></p> 
<p align="center"><font size="4" color="#663300"><b><i>AUDIENCE G&Eacute;N&Eacute;RALE</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Mercredi 16 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center"><b>[<a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/16/udienzagenerale.html">Multim&eacute;dia</a>]</b></p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> </font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs, bonjour!</i></p> 
<p><i>Le voyage de l’Evangile dans le monde, </i>que saint Luc raconte dans les Actes des ap&ocirc;tres, est accompagn&eacute; par la plus haute cr&eacute;ativit&eacute; de Dieu qui se manifeste de mani&egrave;re surprenante. Dieu veut que ses enfants d&eacute;passent tout particularisme pour s’ouvrir &agrave; l’universalit&eacute; du salut. Tel est le but: d&eacute;passer les particularismes et s’ouvrir &agrave; l’universalit&eacute; du salut, car Dieu veut sauver tout le monde. Ceux qui sont ren&eacute;s de l’eau et de l’Esprit — les baptis&eacute;s — sont appel&eacute;s &agrave; sortir d’eux-m&ecirc;mes et &agrave; s’ouvrir aux autres, &agrave; vivre la proximit&eacute;, le style de la vie ensemble, qui transforme toute relation interpersonnelle en une exp&eacute;rience de fraternit&eacute; (cf. Exhort. ap. <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html#Oui_aux_relations_nouvelles_engendr&eacute;es_par_J&eacute;sus_Christ"> <i> Evangelii gaudium</i>, n. 87</a>).</p> 
<p>Pierre, protagoniste des Actes des ap&ocirc;tres avec Paul, est le t&eacute;moin de ce processus de &laquo;fraternisation&raquo; que l’Esprit veut amorcer dans l’histoire. Pierre vit un &eacute;v&eacute;nement qui marque un tournant d&eacute;cisif dans son existence. Alors qu’il est en pri&egrave;re, il re&ccedil;oit une vision qui sert de &laquo;provocation&raquo; divine, pour susciter en lui un changement de mentalit&eacute;. Il voit une grande nappe qui descend du ciel, contenant divers animaux: des quadrup&egrave;des, des reptiles et des oiseaux, et il entend une voix qui l’invite &agrave; se nourrir de ces viandes. En bon juif, il r&eacute;agit en soutenant qu’il n’a jamais rien mang&eacute; d’impur, comme le demande la Loi du Seigneur (cf. Lv 11). La voix r&eacute;plique avec force: &laquo;Ce que Dieu a purifi&eacute;, toi, ne le dis pas souill&eacute;&raquo; (Ac 10, 15).</p> 
<p>Par ce fait, le Seigneur veut que Pierre n’&eacute;value plus les &eacute;v&eacute;nements et les personnes selon les cat&eacute;gories du pur et de l’impur, mais qu’il apprenne &agrave; aller au-del&agrave;, pour regarder la personne et les intentions de son cœur. En effet, ce qui rend l’homme impur ne vient pas de l’ext&eacute;rieur, mais seulement de l’int&eacute;rieur, du cœur (cf. Mc 7, 21). J&eacute;sus l’a dit clairement.</p> 
<p>Apr&egrave;s cette vision, Dieu envoie Pierre chez un &eacute;tranger non circoncis, Corneille, &laquo;centurion de la cohorte Italique […] pieux et craignant Dieu&raquo;, qui fait beaucoup l’aum&ocirc;ne au peuple et prie toujours Dieu (cf. Ac 10, 1-2), mais il n’&eacute;tait pas juif. </p> 
<p>Dans cette maison de pa&iuml;ens, Pierre pr&ecirc;che le Christ crucifi&eacute; et ressuscit&eacute; et le pardon des p&eacute;ch&eacute;s &agrave; quiconque croit en Lui. Et alors que Pierre parle, l’Esprit Saint descend sur Corneille et sa famille. Et Pierre les baptise au nom de J&eacute;sus Christ (cf. Ac 10, 48).</p> 
<p>Ce fait extraordinaire — c’est la premi&egrave;re fois que quelque chose de ce genre se produit — est appris &agrave; J&eacute;rusalem, o&ugrave; les fr&egrave;res, scandalis&eacute;s par le comportement de Pierre, lui font d’&acirc;pres reproches (cf. Ac 11, 1-3). Pierre a fait quelque chose qui allait au-del&agrave; de l’habitude, au-del&agrave; de la loi, et c’est pourquoi ils lui font des reproches. Mais apr&egrave;s la rencontre avec Corneille, Pierre est plus libre de lui-m&ecirc;me et plus en communion avec Dieu et avec les autres, car il a vu la volont&eacute; de Dieu dans l’action de l’Esprit Saint. Il peut donc comprendre que l’&eacute;lection d’Isra&euml;l n’est pas la r&eacute;compense pour des m&eacute;rites, mais le signe de l’appel gratuit &agrave; &ecirc;tre la m&eacute;diation de la b&eacute;n&eacute;diction divine parmi les peuples pa&iuml;ens.</p> 
<p>Chers fr&egrave;res, nous apprenons du prince des ap&ocirc;tres qu’un &eacute;vang&eacute;lisateur ne peut pas &ecirc;tre un obstacle &agrave; l’œuvre cr&eacute;atrice de Dieu, qui &laquo;veut que tous les hommes soient sauv&eacute;s&raquo; (1 Tm 2, 4), mais quelqu’un qui favorise la rencontre des cœurs avec le Seigneur. Et nous, comment nous comportons-nous avec nos fr&egrave;res, en particulier avec ceux qui ne sont pas chr&eacute;tiens? Sommes-nous un obstacle &agrave; la rencontre avec Dieu? Faisons-nous obstacle &agrave; leur rencontre avec le P&egrave;re ou la facilitons-nous?</p> 
<p>Demandons aujourd’hui la gr&acirc;ce de nous laisser &eacute;tonner par les surprises de Dieu, de ne pas faire obstacle &agrave; sa cr&eacute;ativit&eacute;, mais de reconna&icirc;tre et favoriser les voies toujours nouvelles &agrave; travers lesquelles le Ressuscit&eacute; diffuse son Esprit dans le monde et attire les cœurs en se faisant conna&icirc;tre comme le &laquo;Seigneur de tous&raquo; (Ac 10, 36). Merci.</p> 
<hr color="#C0C0C0" width="70%" size="1" align="center" /> 
<p>Je salue cordialement les p&egrave;lerins de langue fran&ccedil;aise, en particulier les personnes venues de Belgique et de France. Pierre se reconna&icirc;t comme serviteur de la Parole de Dieu. Cette Parole le pr&eacute;c&egrave;de et le d&eacute;passe; elle l’appelle &agrave; donner le meilleur de lui-m&ecirc;me. En ce mois missionnaire extraordinaire, demandons la gr&acirc;ce de l’Esprit Saint, &agrave; &ecirc;tre comme &eacute;vang&eacute;lisateurs, des constructeurs de ponts entre les personnes et le Seigneur, et non des obstacles et des barri&egrave;res au salut. Que Dieu vous b&eacute;nisse&nbsp;!</p> 
<p>&nbsp;</p>]]></description></item><item><title><![CDATA[Angélus, 13 octobre 2019]]></title><pubDate>Sun, 13 Oct 2019 12:00:00 +0200</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191013.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2019/documents/papa-francesco_angelus_20191013.html</guid><description><![CDATA[<!-- Mon, 14 Oct 2019 11:56:32 +0200 --> <p align="center"><font color="#663300">PAPE FRAN&Ccedil;OIS</font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><b><i><font size="4">ANG&Eacute;LUS</font></i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Place Saint-Pierre<br /> Dimanche 13 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/13/angelus.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /> <p>&nbsp;</p> </font> 
<p><i>Chers fr&egrave;res et sœurs,</i></p> 
<p>Avant de conclure <a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/13/messa-canonizzazione.html">cette c&eacute;l&eacute;bration eucharistique</a>, je d&eacute;sire tous vous saluer et vous remercier.</p> 
<p>Je remercie mes fr&egrave;res cardinaux et &eacute;v&ecirc;ques, ainsi que les pr&ecirc;tres, les religieuses et les religieux, provenant de toutes les parties du monde, en particulier ceux qui appartiennent aux familles spirituelles des nouveaux saints. Je salue tous les fid&egrave;les la&iuml;cs qui sont ici rassembl&eacute;s.</p> 
<p>Je salue les d&eacute;l&eacute;gations officielles des divers pays, en particulier, M. le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique italienne et Son Altesse le Prince de Galles. En effet, &agrave; travers leur t&eacute;moignage &eacute;vang&eacute;lique, ces saints ont favoris&eacute; la croissance spirituelle dans leurs pays respectifs.</p> 
<p>J’adresse une pens&eacute;e sp&eacute;ciale aux d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la communion anglicane, avec une vive gratitude pour leur pr&eacute;sence, et je te souhaite &eacute;galement la bienvenue, cher fr&egrave;re, nouvel &eacute;v&ecirc;que ici &agrave; Rome [le Pape s’adresse &agrave; Ian Ernest, nouveau directeur du centre anglican de Rome]. </p> 
<p>Je vous salue tous, chers p&egrave;lerins, ainsi que ceux qui ont suivi cette Messe &agrave; la radio et &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. J’adresse un salut sp&eacute;cial aux fid&egrave;les de Pologne, qui c&eacute;l&egrave;brent aujourd’hui la journ&eacute;e du Pape: je les remercie pour leurs pri&egrave;res et pour leur affection constante.</p> 
<p>Et ma pens&eacute;e va encore une fois au Moyen-Orient. En particulier, &agrave; la Syrie bien-aim&eacute;e et martyris&eacute;e, d’o&ugrave; parviennent &agrave; nouveau des nouvelles dramatiques sur le sort des populations du nord-est du pays, contraintes d’abandonner leurs maisons &agrave; cause des actions militaires: parmi ces populations se trouvent &eacute;galement de nombreuses familles chr&eacute;tiennes. Je vous en prie, je renouvelle &agrave; toutes les parties concern&eacute;s, et &eacute;galement &agrave; la communaut&eacute; internationale, l’appel &agrave; s’engager avec sinc&eacute;rit&eacute;, avec honn&ecirc;tet&eacute; et transparence sur la voie du dialogue pour chercher des solutions efficaces.</p> 
<p>Avec tous les membres du <a href="http://www.sinodoamazonico.va/content/sinodoamazonico/fr.html">synode pour la r&eacute;gion panamazonienne</a>, en particulier ceux provenant de l’Equateur, je suis avec pr&eacute;occupation ce qui se passe dans le pays ces derni&egrave;res semaines. Je le confie &agrave; la pri&egrave;re commune et &agrave; l’intercession des nouveaux saints, et je m’unis &agrave; la douleur pour les morts, les bless&eacute;s et les personnes port&eacute;es disparues. J’encourage &agrave; rechercher la paix sociale, avec une attention particuli&egrave;re aux populations les plus vuln&eacute;rables, aux pauvres et aux droits humains.</p> 
<p>A pr&eacute;sent, nous nous adressons &agrave; la Vierge Marie, mod&egrave;le de perfection &eacute;vang&eacute;lique, pour qu’elle nous aide &agrave; suivre l’exemple des nouveaux saints.&nbsp; </p> &nbsp;]]></description></item><item><title><![CDATA[Messe et Rite de canonisation (13 octobre 2019)]]></title><pubDate>Sun, 13 Oct 2019 10:15:00 +0200</pubDate><link>http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191013_omelia-canonizzazione.html</link><guid isPermaLink="true">http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2019/documents/papa-francesco_20191013_omelia-canonizzazione.html</guid><description><![CDATA[<!-- Sun, 20 Oct 2019 11:32:03 +0200 --> <p align="center"><font color="#663300"> <a href="http://www.vatican.va/news_services/liturgy/libretti/2019/20191013-libretto-canonizzazione.pdf">MESSE ET CANONISATION DES BIENHEUREUX :</a><br />JOHN HENRY NEWMAN, GIUSEPPINA VANNINI, <br /> MARIAM THRESIA CHIRAMEL MANKIDIYAN, DULCE LOPES PONTES, MARGARITA BAYS</font></p> 
<p align="center"><font color="#663300" size="4"><b><i>HOM&Eacute;LIE DU SAINT-P&Egrave;RE FRAN&Ccedil;OIS</i></b></font></p> 
<p align="center"><font color="#663300"><i>Place Saint-Pierre <br />Dimanche 13 octobre 2019</i></font></p> 
<font color="#663300"><p align="center">[<b><a href="http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/events/event.dir.html/content/vaticanevents/fr/2019/10/13/messa-canonizzazione.html">Multim&eacute;dia</a></b>]</p> 
 <hr color="#C0C0C0" width="30%" size="1" /></font> 
<p>&nbsp;</p> 
<p>&laquo;&nbsp;Ta foi t’a sauv&eacute;&nbsp;&raquo; (<i>Lc</i> 17, 19). C’est le point d’arriv&eacute;e de l’Evangile de ce jour qui nous montre <i>le chemin de la foi</i>. Dans ce parcours de foi nous voyons trois &eacute;tapes, indiqu&eacute;es par les l&eacute;preux qui ont &eacute;t&eacute; gu&eacute;ris et qui <i> invoquent</i>, <i>marchent</i> et <i>remercient</i>. </p> 
<p>D’abord, <i>invoquer</i>. Les l&eacute;preux se trouvent dans une condition terrible, non seulement en raison de la maladie qui, r&eacute;pandue encore aujourd’hui, doit &ecirc;tre combattue &agrave; tout prix, mais aussi en raison de l’exclusion sociale. Au temps de J&eacute;sus, ils &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;s comme impurs et, comme tels, ils devaient &ecirc;tre maintenus &agrave; l’&eacute;cart, isol&eacute;s (cf. <i>Lv</i> 17, 12). En effet, nous voyons que, lorsqu’ils vont vers J&eacute;sus, “ils s’arr&ecirc;tent &agrave; distance” (cf. <i>Lv</i> 17, 12). Mais, bien que leur condition les mette &agrave; part, ils invoquent J&eacute;sus “&agrave; haute voix” (v. 13), dit l’Evangile. Ils ne se laissent pas paralyser par les exclusions des hommes et ils crient vers Dieu qui n’exclut personne. Voil&agrave; comment les distances se r&eacute;duisent, comment on sort de la solitude&nbsp;: non pas en se renfermant en soi-m&ecirc;me et dans ses regrets, non pas en pensant aux jugements des autres, mais en invoquant le Seigneur, car le Seigneur &eacute;coute le cri de celui qui est seul. </p> 
<p>Comme ces l&eacute;preux, nous aussi, nous avons tous besoin de gu&eacute;rison. Nous avons besoin d’&ecirc;tre gu&eacute;ris du manque de confiance en nous-m&ecirc;mes, en la vie, en l’avenir&nbsp;; gu&eacute;ris de tant de peurs&nbsp;; des vices dont nous sommes les esclaves&nbsp;; de tant de fermetures, d&eacute;pendances et attachements aux jeux, &agrave; l’argent, &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, au t&eacute;l&eacute;phone portable, au jugement des autres. Le Seigneur lib&egrave;re et gu&eacute;rit le cœur, <i>si nous l’invoquons</i>, si nous lui disons&nbsp;: “Seigneur, je crois que tu peux me gu&eacute;rir&nbsp;; gu&eacute;ris-moi de mes fermetures, lib&egrave;re-moi du mal et de la peur, J&eacute;sus”. Les l&eacute;preux sont les premiers, dans cet Evangile, &agrave; invoquer le nom de J&eacute;sus. Ensuite, un aveugle et un malfaiteur sur la croix le feront aussi. Les personnes qui sont dans le besoin invoquent le nom de J&eacute;sus qui signifie <i>Dieu sauve</i>. Elles appellent Dieu par son nom, directement, spontan&eacute;ment. Appeler quelqu’un par son nom est un signe de confiance, et cela pla&icirc;t au Seigneur. La foi grandit ainsi, par l’invocation confiante, apportant &agrave; J&eacute;sus ce que nous sommes, &agrave; cœur ouvert, sans cacher nos mis&egrave;res. Invoquons avec confiance, chaque jour, le nom de J&eacute;sus&nbsp;: Dieu sauve. R&eacute;p&eacute;tons-le&nbsp;: c’est prier, dire “J&eacute;sus” c’est prier. La pri&egrave;re est la porte de la foi, la pri&egrave;re est la m&eacute;decine du cœur. </p> 
<p>La seconde parole est<i> marcher</i>. C’est la seconde &eacute;tape. Dans le court Evangile de ce jour, figure une dizaine de verbes de mouvement. Mais ce qui frappe c’est surtout le fait que les l&eacute;preux ne sont pas gu&eacute;ris lorsqu’ils se tiennent devant J&eacute;sus, mais apr&egrave;s, lorsqu’ils marchent&nbsp;: &laquo;&nbsp;En cours de route, ils furent purifi&eacute;s &raquo;, dit l’Evangile (v. 14). Ils sont gu&eacute;ris en allant &agrave; J&eacute;rusalem, c’est-&agrave;-dire alors qu’ils affrontent un chemin qui monte. C’est sur le chemin de la vie que l’on est purifi&eacute;, un chemin qui est souvent en mont&eacute;e, parce qu’il conduit en haut. La foi exige un cheminement, une sortie, elle fait des miracles si nous sortons de nos certitudes commodes, si nous quittons nos ports rassurants, nos nids confortables. La foi grandit avec le don et cro&icirc;t avec le risque. La foi progresse quand nous allons de l’avant, forts de la confiance en Dieu. La foi devient une route avec des pas humbles et concrets, comme humbles et concrets ont &eacute;t&eacute; la marche des l&eacute;preux et le bain de Naaman dans le Jourdain (cf. <i>2R</i> 5, 14-17). Il en est de m&ecirc;me pour nous&nbsp;: nous avan&ccedil;ons dans la foi par l’amour humble et concret, par la patience quotidienne, en invoquant J&eacute;sus et en allant de l’avant.</p> 
<p>Il y a un autre aspect int&eacute;ressant dans le cheminement des l&eacute;preux&nbsp;: ils se d&eacute;placent <i>ensemble</i>. &laquo;&nbsp;Ils furent purifi&eacute;s&nbsp;&raquo; dit l’Evangile (v. 14), toujours au pluriel&nbsp;: croire c’est aussi marcher ensemble, jamais seul. Mais, une fois gu&eacute;ris, neuf s’en vont pour leur propre compte et un seul retourne remercier. J&eacute;sus exprime alors toute son amertume&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les autres, o&ugrave; sont-ils&nbsp;?&nbsp;&raquo; (v. 17). Il semble demander compte des neuf autres au seul qui est retourn&eacute;. Certes, c’est notre devoir – &agrave; nous qui sommes ici &agrave; “faire Eucharistie”, c’est-&agrave;-dire &agrave; <i>remercier</i> - c’est notre devoir de prendre soin de celui qui a cess&eacute; de marcher, de celui qui perdu la route&nbsp;: nous sommes les gardiens des fr&egrave;res qui sont loin, nous tous&nbsp;!. Nous sommes des intercesseurs en leur faveur, nous sommes responsables &agrave; leur &eacute;gard, c’est-&agrave;-dire appel&eacute;s &agrave; r&eacute;pondre d’eux, &agrave; nous soucier d’eux. Tu veux grandir dans la foi&nbsp;? Toi qui es ici aujourd’hui, veux-tu grandir dans la foi&nbsp;? Prends soin d’un fr&egrave;re qui est loin, d’une sœur qui est loin.</p> 
<p>Invoquer, marcher et <i>remercier</i>&nbsp;: c’est la derni&egrave;re &eacute;tape. J&eacute;sus dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ta foi t’a sauv&eacute;&nbsp;&raquo; (v. 19) uniquement &agrave; celui qui le remercie. Il n’est pas seulement gu&eacute;ri, il est aussi sauv&eacute;. Cela nous dit que le point d’arriv&eacute;e, ce n’est pas la sant&eacute;, ce n’est pas le fait d’&ecirc;tre bien, mais c’est la rencontre avec J&eacute;sus. Le salut, ce n’est pas boire un verre d’eau pour &ecirc;tre en forme, c’est aller &agrave; la source, qui est J&eacute;sus. Lui seul lib&egrave;re du mal et gu&eacute;rit le cœur, seule la rencontre avec lui sauve, rend la vie pleine et belle. Quand on rencontre J&eacute;sus, le “merci” nait spontan&eacute;ment, car on d&eacute;couvre la chose la plus importante de la vie&nbsp;: non pas recevoir une gr&acirc;ce ou r&eacute;soudre un probl&egrave;me, mais embrasser le Seigneur de la vie. Et ceci est la chose plus importante de la vie&nbsp;: embrasser le Seigneur de la vie.</p> 
<p>Il est beau de voir que cet homme gu&eacute;ri, qui &eacute;tait un samaritain, exprime sa joie de tout son &ecirc;tre&nbsp;: il loue Dieu &agrave; grande voix, il se prosterne, il remercie (cf. vv. 15-16). Le sommet du chemin de foi, c’est de vivre en rendant gr&acirc;ce. Nous pouvons nous demander&nbsp;: nous qui avons la foi, vivons-nous les journ&eacute;es comme un poids &agrave; subir ou comme une louange &agrave; offrir&nbsp;? Restons-nous centr&eacute;s sur nous-m&ecirc;mes en attendant de demander la prochaine gr&acirc;ce ou bien trouvons-nous notre joie dans l’action de gr&acirc;ce&nbsp;? Quand nous remercions, le P&egrave;re est &eacute;mu et r&eacute;pand sur nous l’Esprit Saint. </p> 
<p>Remercier, ce n’est pas une question de politesse, de biens&eacute;ance, c’est une question de foi. Un cœur qui remercie reste jeune. Dire&nbsp;: “Merci Seigneur” au r&eacute;veil, pendant la journ&eacute;e, avant de se coucher, c’est l’antidote au vieillissement du cœur parce que le cœur vieillit et s’habitue au mal. De m&ecirc;me en famille, entre les &eacute;poux&nbsp;: se rappeler de dire merci. Merci est le mot le plus simple et le plus b&eacute;n&eacute;fique.</p> 
<p>Invoquer, marcher, remercier. Aujourd’hui, remercions le Seigneur pour les nouveaux Saints qui ont march&eacute; dans la foi et que nous invoquons maintenant comme intercesseurs. Trois d’entre eux sont Sœurs et elles nous montrent que la vie religieuse est un chemin d’amour dans les p&eacute;riph&eacute;ries existentielles du monde. Sainte Marguerite Bays, en revanche, &eacute;tait une couturi&egrave;re et elle montre combien la pri&egrave;re simple est puissante, de m&ecirc;me que la patiente endurance, le don de soi silencieux&nbsp;: &agrave; travers ces choses, le Seigneur a fait revivre en elle, dans son humilit&eacute;, la splendeur de P&acirc;ques. C’est la saintet&eacute; dans le quotidien dont parle le saint Cardinal Newman qui a dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le chr&eacute;tien poss&egrave;de une paix profonde, silencieuse, cach&eacute;e, que le monde ne voit pas. […] Le chr&eacute;tien est joyeux, tranquille, bon, aimable, poli, innocent, modeste&nbsp;; il n’a pas de pr&eacute;tentions, […] son comportement est tellement &eacute;loign&eacute; de l’ostentation et de la sophistication qu’&agrave; premi&egrave;re vue on peut facilement le prendre pour une personne ordinaire&nbsp;&raquo; (<i>Parochial and Plain Sermons</i>, V,5). Demandons d’&ecirc;tre ainsi, de “douces lumi&egrave;res” dans les obscurit&eacute;s du monde. J&eacute;sus, &laquo;&nbsp;reste avec nous et nous commencerons &agrave; briller comme tu brilles, &agrave; briller de mani&egrave;re &agrave; &ecirc;tre une lumi&egrave;re pour les autres&nbsp;&raquo; <i>(Meditations on Christian Doctrine</i>, VII,3).</p> 
<p>Amen&nbsp;!</p> 
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>]]></description></item></channel></rss>